Jeunes et moins jeunes séduits par le statut d'auto-entrepreneur 0
Publié le mercredi 04 février 2009 par : Tribune
Catégories : économie
Un vendredi sous les voûtes de la Halle aux draps, l'imposante et classieuse salle de réunion de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Touraine. Comme chaque semaine, c'est la matinée d'information sur la création et la reprise d'entreprise. Studieux et attentifs, ils sont une trentaine d'intéressés à prendre en note les conseils distillés par un intervenant de la CCI. Brocanteur du dimanche, mordu de fringues, salarié de l'industrie qui veut compléter ses revenus... Depuis la mise en place du statut d'auto-entrepreneur le 1er janvier, le nombre de participants à cette traditionnelle demi-journée d'information a triplé. Tout cela en raison du nouveau type d'entreprise individuelle instauré par la loi d'août dernier : l'auto-entreprise. « Ce statut permet de tester une activité sans risque d'avoir à payer des cotisations forfaitaires (voir ci-contre).Le régime microsocial impose un paiement de cotisations seulement quand l'auto-entrepreneur enregistre des recettes et les déclarations sont allégées », résume Marie Lequeux, responsable de l'Espace Entreprendre de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Touraine. Adieu les douloureux rappels de l'URSSAF ou du Régime social des indépendants, alors que les clients tardent à payer ! Ce petit détail pourrait bien révolutionner la création d'entreprise. C'est en tout cas ce qu'espère Hervé Novelli, le secrétaire d'État aux PME, initiateur de cette disposition législative. L'astuce attire bien sûr ceux qui pensaient depuis longtemps à la création d'entreprise. Les employés de l'artisanat qui bossaient au black les week-ends ou les vendeurs de vide-greniers pas vraiment déclarés : tous vont pouvoir rentrer dans les clous sans risquer de mettre leur famille en péril à cause d'un dépôt de bilan. Mais ce qui est nouveau, c'est le nombre d'étudiants intéressés. Comme Arlette Kawaya, 19 ans, qui achève tout juste un cursus en lycée professionnel. Elle rêve d'ouvrir un bar ou une discothèque diffusant de la musique soul, funk, afro... Elle a pas un rond, juste une idée. Peu importe, elle a la foi chevillée au corps : « à Tours, je suis convaincue qu'il y a un créneau », avance-t-elle. Idem pour Charles Lesaffre, 20 ans. Cet étudiant de l'Ecole supérieure d'agriculture d'Angers n'a pas eu de mal à convaincre son directeur de valider sa création d'entreprise comme stage intégré à son diplôme. Dès le printemps, il se lance dans l'événementiel autour de la vigne et du vin. « Soirées dégustations, visites de vignes,... Il reste encore beaucoup à faire pour faire découvrir le val de Loire », dit cet étudiant auto-entrepreneur, futur patron d'Atou'Vin. Dans la même catégorie
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