Honneur aux dames du compagnonnage 0
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Publié le jeudi 11 mars 2010 par : Tribune

Catégories : Actualités

 SORTIE // unique en son genre, le musée du compagnonnage permet de découvrir les différents corps de métiers de cette tradition. Hommage rendu aux métiers du savoir-faire, SORTIE // unique en son genre, le musée du compagnonnage permet de découvrir les différents corps de métiers de cette tradition. Hommage rendu aux métiers du savoir-faire, "le musée du bel ouvrage" comme on l'appelle aussi, présente des pièces réalisées par des compagnons. Une exposition permanente des chefs-d'oeuvre – des réalisations de très haute qualité - met en valeur les prouesses techniques déployées par ces ouvriers-artistes. Parmi les plus belles réalisations de la collection, l’impressionnante serrure à pièges et à secrets et l’escalier à dessous coulissant. Quant à la grille de parc miniature qui a nécessité plus d’une dizaine d’années de travail ou la tour Eiffel en ardoise découpée, elles laissent admiratif devant la dextérité de leurs auteurs. Parfois mal connu, le compagnonnage est un un ensemble d’associations d’ouvriers des métiers de l’artisanat dont le but est d'assurer la formation professionnelle et morale des jeunes après l'apprentissage. Une tradition encore bien vivante, puisqu'il existe trois mouvements compagnonniques qui comprennent environ 12 000 membres. La visite permet de retracer leur histoire. Une longue histoire, qui vous fera voyager de la construction du Temple de Jérusalem au Xème siècle avant J-C à l'époque de la révolution industrielle du XIXème siècle, en passant par le temps des constructeurs de cathédrale.

Un voyage dans le temps renforcé par le cadre : les dépendances de l'abbaye bénédictine Saint-Julien abritent en effet le musée. Et à l'occasion du Printemps des poètes, dont le thème est cette année "Couleur de femmes", une visite spéciale est organisée le 14 mars sur "les femmes au travail" au XIXème siècle. Parfois admirées, souvent oubliées et meurtries, ces dernières sont présentes sous la plume des poètes et des chansonniers de l'époque. Promenade, lecture et chansons au son de l'accordéon et de la voix d'Agnès Rivière sont au programme pour mieux les connaître. « L'objectif est de faire découvrir aux visiteurs le musée et des aspects divers de la vie ouvrière et compagnonnique, dont le travail des femmes. Tout en redécouvrant des auteurs, des poètes et des écrivains, parfois oubliés » explique Laurent Bastard, le conservateur du musée. Une manière de passer un bon moment, tout en s'instruisant de manière agréable. Ainsi des poèmes légers, comme "La belle fromagère" côtoient d'autres plus graves, à l'image de "La bonne servante". Le premier est de Maurice Rollinat et met en scène une séduisante fromagère, dont l'odeur des fromages n'a heureusement pas imprégné "sa beauté toute nue". Quant au second, il est de Maurice Hallé et raconte l'histoire d'une fille de ferme qui couche par peur des représailles avec son maître et ses garçons. Tombée enceinte, elle s'aperçoit que plus personne ne s'intéresse à elle quand elle demande qui est le père. Une situation qui la pousse à se révolter. Une série de portraits de femmes qui, quelques jours après le centième anniversaire de la journée qui les célèbre, rappelle que leur condition n'a jamais été facile ! Musée du compagnonnage, cloître-Saint-Julien, 8 rue Nationale à Tours. Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9h à 12h 30 et de 14h à 18h. Tarif : 4 à 8 €. Visite guidée, les femmes au travail, dimanche 14 mars à 15h. Tarif : 5 €. Tel : 02 47 21 62 20.

JULIEN PEPINOT


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