Hervé Novelli seul face à une gauche unie et déjà victorieuse 0
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Publié le vendredi 19 mars 2010 par : Tribune

Catégories : politique

 REGIONALES Une droite gouvernementale à la recherche d’un sursaut salvateur, une gauche unie et un Front National en ordre de bataille et gonflé à bloc... La triangulaire qui se jouera le 21 mars en région Centre devrait permettre à la gauc... REGIONALES Une droite gouvernementale à la recherche d’un sursaut salvateur, une gauche unie et un Front National en ordre de bataille et gonflé à bloc... La triangulaire qui se jouera le 21 mars en région Centre devrait permettre à la gauche de conserver la majorité des sièges au Conseil régional. Sans trop de surprises, les négociations menées entre PS, Europe écologie et Front de Gauche ont accouché d’un rapide accord. François Bonneau, le président PS sortant du Conseil régional, a réussi à apaiser les désaccords profonds qui divisent écologistes, socialistes et communistes… Mais – même si l’UMP en avait fait un argument de campagne – PS, écologistes et PCF au fil des années de gouvernance en commun savent éprouver leurs lignes de résistance, au risque parfois de botter en touche sur des dossiers lourds. Du côté d’Hervé Novelli, il ne reste plus qu’à tenter de mobiliser les abstentionnistes du 1er tour ( 53,57% au niveau régional) pour tenter d’inverser une arithmétique électorale très défavorable. Mardi soir, le Premier ministre François Fillon, devant près de 2500 militants et sympathisants rassemblés au Zénith d’Orléans, réaffirmait : «jusqu’à la dernière minute du second tour, les jeux restent ouverts.» Dans une salle survoltée, François Fillon rendait hommage à son secrétaire d’Etat-candidat : «Il n’y a aucun ministre des PME qui peut présenter un bilan comme celui d’Hervé Novelli.» Reste que dans un contexte de déroute électorale annoncée pour la droite, le Premier ministre a pu mettre à l’épreuve, une nouvelle fois, sa popularité auprès des militants et des sympathisants UMP. Et à l’évidence, la popularité de François Fillon est au plus haut. Avant même l’issue du second tour, c’est déjà l’un des enseignements majeurs de la campagne des régionales et lourd d’avenir. La stratégie d’une UMP attrape-tout et capable de surfer sur une dynamique après être arrivée en tête au soir du 14 mars est un échec total. Cette stratégie imaginée à l’Elysée, Hervé Novelli se sera efforcé de la mettre en oeuvre, avec talent, sur le terrain. Mais pour créer un élan, il faut des troupes. Et là il faut regarder autour de François Bonneau. Des écologistes, des communistes, quelques voix d’extrême-gauche qui ne manqueront pas à l’appel, des militants du MoDem en rupture d’avec Nicolas Sarkozy… François Bonneau, devrait au soir du 21 mars faire beaucoup mieux que Michel Sapin en 2004 qui totalisait un peu plus de 49% des suffrages autour de sa liste de rassemblement. Dans cette hypothèse, François Bonneau aurait alors enfin acquis l’incontestable légitimité politique et l’ascendant psychologique pour incarner la Région Centre.

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