Hervé Novelli, l'espoir de l'UMP embourbé en fin de campagne 0
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Publié le jeudi 11 mars 2010 par : Tribune

Catégories : politique

 REGIONALES Hervé Novelli, secrétaire d’Etat, veut rester en course pour la région Centre. Principale chance de l’UMP pour arracher une région, c'était le cas il y a encore quelques semaines, le secrétaire d’Etat au commerce, à l... REGIONALES Hervé Novelli, secrétaire d’Etat, veut rester en course pour la région Centre. Principale chance de l’UMP pour arracher une région, c'était le cas il y a encore quelques semaines, le secrétaire d’Etat au commerce, à l’artisanat et aux petites et moyennes entreprises, n’en reste pas moins outsider face à un François Bonneau, bien assis dans son fauteuil de président (PS) sortant. Selon le dernier sondage Ifop (1), Hervé Novelli arriverait en tête au 1er tour du scrutin avec 31 % des voix (contre 24 % au PS) mais serait battu au second tour avec 46 % contre 54 %, du fait de son absence de réserve de voix. Alors forcément, Hervé Novelli accuse un peu le coup ces derniers jours, fatigué des déplacements incessants entre Paris et la région, dans cette campagne qu’il juge luimême « difficile ». D’un abord austère, Hervé Novelli est un homme de réseau, au style direct et au parler vrai, ce qui lui vaut d’être critiqué par certains de ses amis de la majorité. Issu d’une famille anticommuniste, Hervé Novelli a milité à l’extrême-droite au cours de sa jeunesse, mais pas question pour le candidat de s’allier au FN au 2e tour des régionales. Ce passé, Hervé Novelli aimerait bien s’en défaire, tout comme il s’attache à lisser son image droitière en menant sa campagne plutôt au centre. Fier du statut d’auto-entrepreneur qu’il a créé en janvier 2009, Hervé Novelli s’est pourtant mis à dos les artisans qui estiment que ce nouveau régime a créé une concurrence déloyale. Originaire de la région parisienne, Hervé Novelli conserve la fibre du chef d’entreprise qu’il a été. Né d’un père prothésiste dentaire italien et d’une mère sans profession, titulaire d’un CAP de micromécanique, il a repris la société paternelle en 1982 à Richelieu (Indre-et-Loire), à la mort de son père. En 1986, ambitieux, il aspire à autre chose et devient chef de cabinet d’Alain Madelin, puis deviendra conseiller municipal de son fief, Richelieu, en 1989 avant d’être élu député d’Indre et Loire. Il sera réélu de 1993 à aujourd’hui. Spécialiste de l’industrie, il décroche en 2007 le poste de Secrétaire d’Etat au sein du gouvernement de François Fillon. (1)pour Paris Match, Public Sénat et La Nouvelle République, réalisé du 25 au 27 février. CHARLES CENTOFANTI

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