Hervé Novelli, l'espoir de l'UMP embourbé en fin de campagne 0
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Publié le jeudi 11 mars 2010 par : Tribune

Catégories : politique

 En pleine galère, Hervé Novelli, 61 ans, continue à faire bonne figure dans la conquête de la région Centre le 14 mars.       Principale chance de l’UMP pour arracher une région, c’était le cas il y a encore quelques semaines, le secr... En pleine galère, Hervé Novelli, 61 ans, continue à faire bonne figure dans la conquête de la région Centre le 14 mars. Principale chance de l’UMP pour arracher une région, c’était le cas il y a encore quelques semaines, le secrétaire d’Etat au commerce, à l’artisanat et aux petites et moyennes entreprises, n’en reste pas moins outsider face à un François Bonneau, bien assis dans son fauteuil de président (PS) sortant. Selon le dernier sondage Ifop(1), Hervé Novelli arriverait en tête au 1er tour du scrutin avec 31% des voix (contre 24% au PS) mais serait battu au second tour avec 46% contre 54%, du fait de son absence de réserve de voix. Alors forcément, Hervé Novelli accuse un peu le coup ces derniers jours, fatigué des déplacements incessants entre Paris et la région, dans cette campagne qu’il juge lui-même «difficile». Et même lorsqu’il s’attend à une partie facile, à l’image de cette visite aux commerçants des Halles, jeudi 4 mars à Orléans, un comité d’accueil surprise d’infirmières - refusant leur Ordre – vient lui mettre des bâtons dans les roues en l’interpellant. Serge Grouard, député maire UMP, essuiera les mécontentements pour préserver le candidat, obligé de jouer l’apaisement: «ce qui est important, c’est que je sache qu’il y a une très forte opposition…» D’un abord austère, Hervé Novelli est un homme de réseau, au style direct et au parler vrai, ce qui lui vaut d’être critiqué par certains de ses amis de la majorité. Issu d’une famille anticommuniste, Hervé Novelli a milité à l’extrême-droite au cours de sa jeunesse, avant de rejoindre l’UDF puis l’UMP. Mais pas question pour le candidat de s’allier au FN au 2e tour des régionales : «ce n’est pas envisageable ! Je lancerai juste un appel entre l’immobilisme et le changement que j’ai vocation à incarner.» Ce passé, Hervé Novelli aimerait bien s’en défaire, tout comme il s’attache à lisser son image droitière en menant sa campagne plutôt au centre. Mais il n’en demeure pas moins le chantre du libéralisme et il l’assume: «j’ai toujours les mêmes idées, le moteur du progrès c’est la liberté mais la crise oblige à avoir une vision de proximité.» Fier du statut d’auto-entrepreneur qu’il a créé en janvier 2009, Hervé Novelli s’est pourtant mis à dos les artisans qui estiment que ce nouveau régime a créé une concurrence déloyale. Mais, adroit, il agite ce qu’il appelle déjà la “loi Novelli” : «j’ai surtout fait adopter un projet de loi (ndlr : le 17 février) protégeant le patrimoine des artisans en cas de faillite. Ce texte satisfait 90% des artisans !» Originaire de la région parisienne, Hervé Novelli conserve la fibre du chef d’entreprise qu’il a été. Né d’un père prothésiste dentaire italien et d’une mère sans profession, titulaire d’un CAP de micromécanique, il a repris la société paternelle en 1982 à Richelieu (Indre-et-Loire), à la mort de son père. En 1986, ambitieux, il devient chef de cabinet d’Alain Madelin, puis conseiller municipal de son fief, Richelieu, en 1989 avant d’être élu député d’Indre et Loire, de 1993 à aujourd’hui. Spécialiste de l’industrie, il décroche en 2007 le poste de Secrétaire d’Etat au sein du gouvernement de François Fillon(2). Bûcheur et fin connaisseurs des dossiers, celui qui dit «adorer flâner à la campagne et lire un bon livre», s’appuie sur son CV et ses soutiens au gouvernement pour faire pencher la balance. Reste à savoir si cela suffira pour ravir une région à gauche depuis 1998… (1) pour Paris Match, Public Sénat et La Nouvelle République, réalisé du 25 au 27 février. (2) Le Premier ministre sera au Zénith d’Orléans, mardi 16 mars à 18h30, dans le cadre d’un grand meeting de soutien à Hervé Novelli, tête de liste régionale UMP.

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