Grenouilles et tritons font de la résistance ! 0
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Publié le jeudi 06 mai 2010 par : Tribune

Catégories : environnement

 Entre la mortalité routière, la diminution des zones humides, les pesticides, les espèces invasives et les maladies, il ne fait pas bon être batracien !       «Un tiers des espèces d’amphibiens est amené à disparaître», indique Gabriel Mich... Entre la mortalité routière, la diminution des zones humides, les pesticides, les espèces invasives et les maladies, il ne fait pas bon être batracien ! «Un tiers des espèces d’amphibiens est amené à disparaître», indique Gabriel Michelin, chargé d’études au comité départemental de protection de la nature et de l’environnement à Blois. Des analyses sur la grenouille taureau, espèce invasive qui mange les autres grenouilles, ont identifié la présence du champignon Batrachochytrium dendrobatidis. Celui-ci cause la chytridiomycose, une maladie de peau qui décime les batraciens. «Aucune mortalité de masse n’est signalée mais toutes les espèces de Sologne y sont sensibles», indique ce spécialiste qui surveille la grenouille taureau, porteuse saine dont l’expansion est limitée à Chaumont- sur-Tharonne et Neung-sur-Beuvron. Malgré une diminution du nombre d’individus par mare, un programme de lutte contre cette espèce invasive est mené jusqu’en 2013 par le syndicat d’entretien du bassin du Beuvron, l’Office nationale de la chasse et financé par la Région, la Direction régionale de l’environnement et la communauté Pays grande Sologne. La grenouille taureau n’est pas seule porteuse du champignon, il y a aussi le xénope lisse, grenouille arrivée déjà dans le Maine-et-Loire. Malgré cette épée de Damoclès – il y a une importante mortalité en Espagne - il est possible de voir grenouilles, tritons et salamandres dans le Loiret. La réserve naturelle de St-Mesmin accueille la grenouille verte rieuse, le crapaud commun mais aussi l’alyte ou crapaud accoucheur, dont le mâle porte ses oeufs sur le dos. «L’alyte est reconnaissable à son chant flûté», indique Agnès Hergibo, animatrice chargée d’études à la réserve. «En dehors de la période de reproduction (printemps), il s’agit de quelques dizaines d’adultes», commente Michel Chantereau, directeur de la réserve. En forêt et vers la Sologne, la rainette verte, une grenouille arboricole est visible et, surtout, audible. La grenouille agile, brune avec son masque de Zorro, vit aussi en forêt d’Orléans, comme la grenouille rousse. Elle est comestible mais sa pêche est limitée de juillet à septembre. Les autres batraciens sont protégés. Plus rare, en forêt d’Orléans, le sonneur à ventre jaune : ce petit crapaud loge dans les ornières. Il est possible de croiser aussi la salamandre jaune et noire «après un orage» et des tritons alpestres, marbrés, crêtés ou palmés. «Ils sont observables en forêt d’Orléans», commente Serge Gressette, responsable scientifique du conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre, «le crapaud calamite est rare en dehors de la Sologne car il a besoin de mares rafraîchies». Il ne reste plus qu’à ouvrir les yeux en marchant !

Voir l'article complet