Fuites d'eau dans l'agglo: des millions d'euros engloutis... 0
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Publié le lundi 23 novembre 2009 par : Tribune

Catégories : environnement

 Chaque année sur le réseau d'eau de Tours ville, le taux de fuites s'élève à 10%. Un chiffre qui peut paraître satisfaisant au vu de la moyenne nationale (25%), mais qui s'avère lourd de conséquences sur le porte-monnaie du contribuable tourangea... Chaque année sur le réseau d'eau de Tours ville, le taux de fuites s'élève à 10%. Un chiffre qui peut paraître satisfaisant au vu de la moyenne nationale (25%), mais qui s'avère lourd de conséquences sur le porte-monnaie du contribuable tourangeau. « Les fuites correspondent à une perte de 7 m3 par kilomètre et par jour, sur un réseau de 366 km », explique Laurence Castagnet, ingénieur responsable du service Eau potable à la mairie de Tours. À 2,4 € le m3 d'eau, un calcul simple permet d'estimer le coût de ces fuites à ... 2,28 millions d'euros par an pour la seule ville de Tours ! Les réseaux de Saint-Cyr-sur-Loire –ainsi que les quartiers tourangeaux de St Symphorien et Ste Radegonde- sont gérés par le Syndicat intercommunal des eaux, qui a également signé une convention avec la municipalité de la Membrolle. A Saint-Cyr, le rendement est de 87,31% et le m3 coûte 2,67€. D'après le rapport annuel sur le prix et la qualité de l'eau présenté le 30 juin dernier par le Syndicat intercommunal des eaux, «l'indice linéaire de pertes en réseau est de 3,97 m3/ km / jour », soit un coût annuel de plus de 800 000 €... À la Membrolle, le rendement est de 74,57%. « Ce chiffre peut laisser entendre que les fuites sont importantes, affirme Régis Kergosien, directeur du Syndicat. Mais en réalité, cet indice correspond au ratio entre les volumes produits et ceux qui sont facturés aux clients. Or l’eau consommée dans les bâtiments publics, celle des poteaux d’incendie et des bouches d’arrosage n’est pas comptabilisée, ce qui pénalise le rendement ». À Saint-Avertin, où le réseau est en régie municipale, le taux de pertes semble très faible: d’après le dernier rapport publié par la Ville, entre le pompage et la distribution, seulement 3% de l'eau s'est perdue en 2007. Mais pour Didier Martin, responsable technique du Service des eaux, « il est impossible de comptabiliser les fuites, à cause des vols, des purges ou des compteurs anciens peu fiables ». Plusieurs villes de l’agglomération de Tour(s)Plus ont quant à elles confié la gestion de leur réseau à Véolia Eau. Jérôme Augeraud, directeur de l’Agence Val de Loire Indre, affirme que « certaines des communes les plus urbanisées ont eu en 2008 des rendements de 94 à 96% comme Joué-lès-Tours, Saint-Pierre-des-Corps ou La Riche ». Pour justifier les pertes, Jérôme Augeraud évoque « l’eau des poteaux d’incendie ou celle qui est utilisée pour des opérations telles que l’entretien du réseau ». Enfin, dans les zones urbaines et péri-urbaines, la longueur et l'ancienneté des canalisations provoque des fuites plus fréquentes et des rendements moins bons. La mise en place d'équipement de détection sur les compteurs d'eau et la rénovation des réseaux sont les solutions qui peuvent permettre de limiter les dégâts sur le long terme. Julie Innato

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