Frédéric Ros : «Orléans capitale scientifique en cosmétologie» 0
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Publié le vendredi 26 mars 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Avec la 2e édition du congrès scientifique international réservé à la recherche en cosmétologie, COSM’innov, Orléans confirme sa position de leader. Interview de Frédéric Ros, directeur d’Orléans Val-de- Loire Technopole.       En quo... Avec la 2e édition du congrès scientifique international réservé à la recherche en cosmétologie, COSM’innov, Orléans confirme sa position de leader. Interview de Frédéric Ros, directeur d’Orléans Val-de- Loire Technopole. En quoi Orléans est capitale de la Recherche cosmétique ? Orléans regroupe les grands noms de la cosmétique présentant un potentiel de recherche et développement privé très important, des PME innovantes et de nombreux sous-traitants. C’est aussi une ville qui compte une université riche en laboratoires universitaires de réputation internationale. A l’image de l’ICOA, institut de chimie organique et analytique et le GREMI, groupe de recherches sur l’énergétique des milieux ionisés, ces laboratoires ont su très vite équilibrer leur recherche fondamentale et appliquée. Cette recherche au service de l’industrie est un facteur clé de succès. L’organisation de cette filière et les collaborations entre la recherche publique et privée ont fait d’Orléans, la capitale scientifique en cosmétologie. Pourquoi cette orientation recherche à Orléans ? Un fait : une concentration de R&D privée et publique très dense. Une volonté politique : la recherche est un outil fondamental de l’innovation. Le développement économique ne peut se faire sans une recherche forte ! L’un entraîne et alimente l’autre. Les collectivités locales à travers leur politique de financement ont toujours soutenu cette démarche d’innovation par la recherche et le transfert de technologie. Existe-t-il une concurrence avec Chartres ou d’autres villes ? Toutes les grandes villes universitaires pourraient prétendre à une recherche pointue mais Orléans présente un consortium de facteurs qui la différencie de beaucoup d’autres. Il faut aussi souligner que le pôle Cosmetic Valley a intelligemment partitionné son implantation géographique en prenant en compte les spécificités de chaque territoire et ses compétences, et en les mettant en valeur. Ceci favorise les complémentarités et réduit d’autant plus les possibles concurrences. Est-ce que la période économiquement difficile a fait baisser les crédits à la recherche en cosmétique ? Est ce un frein ? Dire que le secteur cosmétique n’a pas été touché par la crise serait une erreur, mais cela s’adresse plutôt au secteur privé. Les crédits de recherche publique n’ont pas baissé du fait de la crise, les financements liées à l’innovation sont plutôt en augmentation. Par contre, dans un projet collaboratif, impliquant des entreprises du privé et des labos de recherche, les aides publiques n’abondent jamais à 100% pour les entreprises privées qui doivent investir dans leur innovation! Indirectement, la crise a pu ralentir l’émergence de certains projets collaboratifs qui auraient sollicité et obtenu de l’argent public pour la recherche scientifique. Quels sont les innovations et projets récents dans l’agglo ? Depuis juillet 2005, 41 projets de recherche ont été validés par le pôle impliquant près de 75 millions d’euros d’investissements. On peut citer Sinclair pharma, Greenpharma et l’Institut Pasteur qui ont investi dans le développement d’une gamme cosmétique apaisante Serenitine ou LVMH Recherche et l’Université d’Orléans qui travaillent sur la recherche des produits naturels présentant des propriétés de conservation de la formulation sans risque potentiel sur la santé des utilisateurs. LVMH Recherche, Sederma, les Universités d’Orléans et de Tours cherchent des nouvelles molécules d’origines végétales avec des effets sur le vieillissement de la peau... Quel est le rôle d’Orléans Val de Loire Technopole et de l’AgglO dans ce domaine ? L’AgglO et la Ville d’Orléans soutiennent les projets de la cosmétique. L’AgglO apporte son aide au fonctionnement du pôle, notamment aux entreprises, et la Ville d’Orléans abonde plus sur la recherche.

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