François Bonneau retrouve son siège de président 0
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Publié le jeudi 25 mars 2010 par : Tribune

Catégories : politique

 Régionales : le malaise français    Les résultats du 2e tour des élections régionales viennent sonner le glas d'une certaine idée du “sarkozysme“. L'hyperprésident, réformateur tous azimuts, &...

Régionales : le malaise français

Les résultats du 2e tour des élections régionales viennent sonner le glas d'une certaine idée du “sarkozysme“. L'hyperprésident, réformateur tous azimuts, “législateur“ permanent, c'est fini ! Les institutions sont plus fortes que les hommes et - sauf à convenir qu'il convient d'ores-et-déjà d'introniser le Premier ministre François Fillon comme futur candidat à la présidence de la République, folle hypothèse ! - l'UMP sait bien que Nicolas Sarkozy, doit prendre du champ avec les Français qui viennent de lui signifier, une fois de plus, leur désamour... Peut-on être réélu et continuer à réformer une France plongée dans la pire crise économique qu'ait connu l'Occident depuis les années 1930 ? Vaste question, vaste programme, aurait dit l'autre. Mais à entendre Martine Aubry et sa garde rapprochée qui dénonce la « casse du service public », le rallongement de l'âge du départ à la retraite, en faisant semblant d'oublier que Dominique Strauss- Kahn, patron socialiste du Fonds Monétaire International impose aux états auxquels il vient en aide des économies drastiques, on peut douter des chances d'une France vieillie et lourdement endettée de conserver sa place au sein du concert européen.

Les Français, en ne votant pas ou en donnant leur voix au Front National, signifient aussi aux partis de gouvernements qu'ils n'adhèrent plus à leurs discours faussement rassurants qui viennent masquer des années de gabegie financière, d'erreurs d'analyse. C'est peut-être cela le malaise français, cette incapacité du corps électoral à accepter les discours lénifiants, les promesses, alors qu'au fond de lui-même, le pays ressent bien la dureté des temps présents et à venir et éprouve le sentiment confus que le destin de la France ne se résume plus à la seule nation française, sauf à abdiquer d'une exigence de grandeur. A tout prendre, ce malaise est plutôt porteur d'espoir. Il appartient aux politiques de dessiner un destin aux Français et les électeurs retrouveront le goût de la chose publique. Mais ce destin commun européen, à inventer et à exposer, fait d'inévitablessacrifices, n'a, à l'évidence, pas encore été esquissé.

Laurent Rouault

Régionales le président sortant, François Bonneau, a été réélu. et il fait mieux que son prédécesseur, Michel sapin.

50,01%. Tout un symbole en assurant sa réélection avec une majorité de suffrages exprimés, François Bonneau, président socialiste sortant de la Région Centre conquiert,enfin une incontestable légitimité. Dans un contexte plus favorable à la gauche, il fait mieux que Michel Sapin en 2004 qui avec ses alliés de gauche avait rassemblé 49,15 % des voix. Reste que la victoire de la gauche ne devrait pas entraîner à court terme de modifications en profondeur dans la composition de l’exécutif régional. Jean Germain, le maire de Tours est toujours attendu au poste de 1er vice-président et devrait conserver la responsabilité des finances. L’orléanaise Marie- Madeleine Mialot est attendue à l’économie… Bref, pas question de changer une équipe qui vient de gagner. Pour le reste, c’est du côté du développement économique et de la capacité de la Région Centre à soutenir les entreprises innovantes que sera attendu l’exécutif régional. L’emploi et la formation professionnelle ont été au coeur de la campagne… La gauche triomphante sera attendue à l’aune de ses promesses. Soutien à l’agriculture bio, transparence et débat sur la politique de communication… Autant de débats difficiles où François Bonneau est attendu avec une opposition qui s’apprête déjà à dénoncer les arrangements entre copains, clients et camarades. Durant toute la campagne, Hervé Novelli a donné le ton et son score de 36,46 % des voix - 2 points de plus qu’en 2004 pour la liste UMP-UDF – vient consacrer une bonne campagne disputée dans un contexte impossible pour la droite gouvernementale. Quant au Front National, requinqué et uni à nouveau reste toujours en embuscade. On peut compter sur Philippe Loiseau, son leader régional, pour monter au créneau. Au final, François Bonneau, large vainqueur mais en rien triomphant va devoir faire accepter une politique régionale à une opposition de droite bien campée sur ses bastions locaux et ses conseils généraux… La vraie épreuve de vérité pour tenter de mettre enfin en musique des actions relayées par les territoires. François Bonneau va être enfin en capacité de démontrer son sens de la diplomatie… Les rendez-vous électoraux à venir imposent un savoir-faire politique hors du commun


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