Équitation : les licenciés du Loiret en hausse, le haut niveau à la peine 0
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Publié le mercredi 13 juillet 2011 par : Tribune

Catégories : autres

L’équitation est le troisième sport français en terme de licenciés, derrière le football et le tennis. En pleine démocratisation, la discipline connaît un succès croissant, avec près de 8000 licenciés dans le département, même si le haut niveau reste difficilement accessible pour les cavaliers du Loiret.

Le Loiret compte 7 720 licenciés avec une progression de ses effectifs de 4% par rapport à la saison dernière, ce qui place le département en tête de la région, devant l’Indre-et-Loire, a...

Le Loiret compte 7 720 licenciés avec une progression de ses effectifs de 4% par rapport à la saison dernière, ce qui place le département en tête de la région, devant l’Indre-et-Loire, annonce Claude Cottet, président du Comité départemental du Loiret. L’équitation est ainsi le troisième sport national des disciplines olympiques en termes de licenciés et le premier sport féminin de France. En effet, 80% de ses licenciés sont des femmes. Dernier constat : les cavaliers ont une moyenne d’âge très jeune: le Loiret compte par exemple 5 000 licenciés de moins de 21 ans.

«Sur le plan national, l’activité augmente depuis 20 ans et le nombre de licences a progressé de 60% depuis 2001, ce qui prouve que notre sport est sur une dynamique très positive. En outre, l’équitation emploie 3 000 personnes dans la région», ajoute Pascal Deboudt, président du Comité régional d’équitation et président du Poney Club d’Orléans, premier des 100 clubs équestre du Loiret avec 600 licenciés. Il faut dire que le Centre fait partie des grandes régions équestres de France. S’y trouve notamment le centre technique national et le siège de la Fédération française d’équitation, implantés à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher). Le site lamottois accueille d’ailleurs durant le mois de juillet le Générali Open de France, l’une des plus importantes manifestations équestres de France. Au total, 14 000 poneys et chevaux se sont donnés rendez-vous en Sologne, et quelque 600 000 visiteurs sont attendus au cours du mois.

Dynamique, jeune et attractive, la Fédération française d’équitation s’appuie sur ses atouts tout en essayant de démocratiser une discipline qui a la réputation d’être inaccessible aux petits budgets. «Le prix de la licence est très abordable : il faut compter 25€ pour les jeunes nés après 1993 et 36€ pour ceux d’avant 1992», répond Claude Cottet. Avec presque 690 000 licenciés, la France est en outre la plus grande fédération d’équitation au monde, ce qui lui permet de mutualiser les chevaux entre plusieurs propriétaires. «Cela permet d’ouvrir la pratique équestre. Par exemple, au Poney Club d’Orléans, il est possible de monter à cheval une fois par semaine pour 40€ par mois», explique Pascal Deboudt.

Pour le haut niveau sportif, les têtes d’affiche de la discipline du département se nomment: Marine Durand (CSO), Mathieu Lemoine (CSO), Bruno Thomas (dressage) ou Adib El Sarakby (dressage handisport). D’ailleurs, pour les JO de Londres, le département pourra peut-être compter sur ce dernier, cavalier des écuries de Fay-aux-Loges, qui dispose de véritables chances de participation en dressage handisport. «Mais nous ne sommes pas l’Ile de France ou la Normandie, qui sont des bastions importants du haut niveau français en équitation», relativise Pascal Deboudt.
Et, si la pratique est accessible à tous, la compétition demande des moyens qui sont de plus en plus importants, au gré du niveau des concours. «L’équitation est une histoire de couple», poursuit le président Deboudt. Pour connaître le très haut niveau international, outre de bons cavaliers, il faut aussi de très bonnes montures.  Et c’est là que le bât blesse.

«Nous avons de beaucoup de bons cavaliers mais l’équipe de France ne repose que sur trois ou quatre chevaux. Les meilleurs montures sont vendues à l’étranger»,  remarque Pierre Defrance, des écuries Pierre Defrance. «Cependant, si dans le Loiret nous n’avons pas une grosse réserve de champions et que nous manquons un peu de fer de lance, nous compensons par l’organisation d’une grande compétition internationale» avance Claude Cottet, en faisant référence au jumping international de Sandillon. «C’est la vitrine de l’équitation du Loiret».

Jérémy Parard


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