Eolien : une production multipliée par 5 dans le Maine-et-Loire d’ici 2020 0
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Publié le mercredi 29 juin 2011 par : Tribune

Catégories : environnement

Les Pays-de-la-Loire sont la septième région éolienne de France, avec 392 mégawatts produits, bien loin derrière la Bretagne ( 658 mégawatts) et le Centre (576 mégawatts). Les élus ligériens souhaitent rattraper leur retard et renforcer leur parc d’ici 2020.

Le Maine-et-Loire est le troisième département producteur d’énergie éolienne des Pays-de-la Loire, derrière la Loire-Atlantique et la Vendée. Depuis 2005, sept parcs éoliens, réparti...

Le Maine-et-Loire est le troisième département producteur d’énergie éolienne des Pays-de-la Loire, derrière la Loire-Atlantique et la Vendée. Depuis 2005, sept parcs éoliens, répartis pour l’instant au sud et l’ouest du Maine-et-Loire (Antoigné, Le Longeron, Les Crètes, Freigne, les Aulnaies, le plus gros parc présent dans le département avec une puissance totale installée de 16MW), sont en activité et produisent en moyenne « 75 mégawatts, soit de l’électricité pour 75000 foyers hors chauffage», souligne Jean-François Leblanc, animateur à France Energie Eolien (FEE), branche du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), en Pays de Loire.

Malgré une production qui a doublé entre 2008 et 2010, l’éolien ne représente encore qu’une infime partie de la production des Pays de la Loire : 2,2% en 2010. Bien loin encore des chiffres visés par France Energie Eolien, qui rencontre quelques réticences sur le terrain. Des associations se sont constituées pour lutter contre l’implantation de ces structures gigantesques– un mât à trois pales de 90-100 mètres de haut en moyenne- difficiles à ne pas remarquer dans le paysage rural. «Nous avons rencontré une petite opposition, due peut-être à un défaut de communication, admet Jean-François Leblanc. Mais nous respectons le paysage : le Val de Loire, un site protégé, n’accueillera pas de parcs éoliens. Et les chiffres sont là : 70% de la population française est favorable à l’énergie éolienne». Les syndicats ont donc bon espoir de développer l’éolien dans le Maine-et-Loire. « Nous prévoyons d’ici 2020 la création de 5000 emplois. Nous projetons d’atteindre les 400 mégawatts d’ici dix ans et d’alimenter ainsi 400 000 foyers en électricité (hors chauffage). Mais, nous n’en sommes pas encore là. Pour monter un projet, il faut 4-5 ans », souligne Jean-François Leblanc.

Pour atteindre 400 mégawatts d’énergie produite, 500 millions d’investissements privés seront mis sur la table dans les prochaines années. Forts de ces avancées, les spécialistes toutefois restent réalistes. «L’éolien n’a pas pour vocation de « remplacer » une source d’énergie, comme le nucléaire par exemple, explique Jean-François Leblanc. Nous ne sommes pas pour l’installation d’une mono-énergie en France. Nous constatons que, s’il y a un défaut d’approvisionnement du nucléaire, qui constitue aujourd’hui près de 80% de la source énergétique française, la chute sera rude. Il est nécessaire que le France s’oriente – ce qu’elle fait d’ailleurs- vers une diversité de production d’énergies comme le solaire, la géothermie ou l’éolien. Nous attendons beaucoup de l’exploitation éolienne offshore – ndlr éolienne extraterritoriale».

Céline picard


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