Ecole de la 2e chance : Orléans tente le passage en force ? 0
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Publié le jeudi 10 juin 2010 par : Tribune

Catégories : société

 A Orléans, le dispositif deuxième chance est prêt à accueillir 100 stagiaires par an, des jeunes entre 17 et 25 ans sortis du système scolaire sans diplôme ni emploi, dans les locaux de l’ancien collège Étienne Dolet à Orléans. St-Jean-de-l... A Orléans, le dispositif deuxième chance est prêt à accueillir 100 stagiaires par an, des jeunes entre 17 et 25 ans sortis du système scolaire sans diplôme ni emploi, dans les locaux de l’ancien collège Étienne Dolet à Orléans. St-Jean-de-la-Ruelle reste en embuscade pour ouvrir une école de la deuxième chance. Les locaux du dispositif deuxième chance, porté par la Ville d’Orléans et soutenu par l’AgglO, sont prêts et ont été présentés avec des allures d’inauguration, samedi 5 juin... Même si la réponse de la Région concernant sa participation financière au projet et l’agrément formation manque encore à l’appel. L’Etat a indiqué apporter son aide financière... si la Région s’engage. «Nous attendons depuis des mois une réponse de la Région», s’indigne Serge Grouard, député maire (UMP) d’Orléans, «et on nous annonce deux projets à examiner !» L’association ACM Formation de La Source revendique la paternité d’un projet similaire, soutenu par Saint-Jean-dela- Ruelle. Christophe Chaillou, le maire (PS) commente : «selon mes informations, l’Etat n’a pas tranché, la Région Centre non plus. Je suis surpris qu’Orléans présente son projet, c’est la politique du fait accompli !» «Nous avons demandé à ACM formation d’être prestataire et de participer à la structure juridique de l’association, ils n’ont pas répondu», affirme Florent Montillot, adjoint (NC) au maire d’Orléans, qui se veut confiant en la décision de la Région, «nous avons choisi de présenter le dispositif après les élections. Ce projet dépasse les clivages politiques.» Une audition des deux candidats doit avoir lieu le 18 juin, à l’issue de laquelle la Région devrait se positionner. La Ville a investi 200 000 € pour aménager les lieux et prévoit un budget de fonctionnement de 600 000 €. En France, il existe 15 écoles de la deuxième chance portées par des collectivités territoriales, locales ou consulaires. Elles reposent sur un partenariat avec le monde de l’entreprise. Le dispositif orléanais est géré par une association présidée depuis novembre 2009 par François Guerrier, enseignant-chercheur et ancien vice-président à la vie étudiante à l’université d’Orléans. L’équipe sera composée d’un directeur, d’une secrétaire, d’un chargé relation entreprises, d’un chargé d’accompagnement social et de plusieurs formateurs prestataires. «L’objectif est d’offrir à 100 jeunes du bassin d’Orléans une formation leur permettant une réinsertion durable», explique François Guerrier. La formation durera 38 semaines. «C’est personnalisé. On évalue la motivation du stagiaire, son intérêt pour un secteur professionnel, ses besoins au niveau des savoirs comme lire, écrire...» Plusieurs stages en entreprises sont inclus, avec le soutien de la chambre des métiers, de l’UDEL et notamment de l’UMIH. «La dernière étape s’achève par un stage plus long en entreprise. Chaque stagiaire est suivi par un formateur référent.» A l’issue de la formation, le stagiaire reçoit un certificat de fin de formation attestant de ses compétences acquises en entreprises mais aussi générales et sera suivi pendant un an. Pour entrer dans ce dispositif, le candidat est orienté par la Mission locale, Pôle emploi... ou les associations d’insertion professionnelle. «Il faut que le candidat soit volontaire», ajoute François Guerrier, «les écoles existantes affichent un taux de réussite de 60 à 90% au bout d’un an». François Guerrier espère ouvrir en septembre.

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