Didier Wampas : la preuve que Dieu existe au Jour J 0
Publié le jeudi 25 juin 2009 par : Tribune
Mercredi 1er juillet, c’est le Jour J, le rendez-vous musical gratuit de la jeunesse orléanaise. Au programme, dès la fin d’après-midi, des groupes locaux mais aussi des têtes d’affiche comme Lexicon, Montgomery, Naïve New Beaters et les célèbres Wampas. Mi-rock, mi-punk, ces derniers débarquent à Orléans avec leur l’humour humoristico-trash et leur dernier album : “Les Wampas sont la preuve que Dieu existe”. Rencontre avec Didier Chappedelaine alias Didier Wampas, le chanteur.
Le titre de votre dernier album n’est pas un peu mégalo ? Non, il n’y a pas plus humble que nous ! En tout cas, vous continuez dans la provocation avec des titres comme U.N.I.V.E.R.S.AL.
Comment votre maison de disque a réagi ? Elle me l’a fait retravailler... car ce n’était pas diffusable en radio. C’est Barclay, ça va. Je ne sais pas par contre si le patron l’a bien apprécié. De toute façon, c’est cela le rock’n roll ! La provoc’, je n’en fais pas pour en faire. Simplement, je n’ai pas envie de rentrer dans le moule.
Est-ce que vous avez des mauvais souvenirs en Suisse pour chanter “I hate Switzerland” ? Cette chanson vient d’une histoire, d’un groupe qui jouait dans les Alpes “L love Switzerland”. Je n’ai rien contre la Suisse. Les Suisses l’ont par contre mal pris. Nous sommes boycottés à Genève. Ils n’ont pas d’humour mais en même temps, je pense que si quelqu’un chantait “Je déteste la France”, je ne suis pas sûr que cela passerait bien. Vous êtes depuis plus de 25 ans toujours aussi déchaîné.
Pensez-vous un jour vous calmer ? On ne se calme pas. Ce n’est pas normal, il n’y a que dans le rock où l’on fait des choses de moins en moins bien avec le temps. Ce devrait être le contraire. Plus on vieillit, plus l’on doit y aller à fond ! On se calmera peut-être à 80 ans, pas avant.
Avez-vous un rituel ou faites-vous quelque chose de particulier pour être sans limite sur scène ? Un quart d’heure avant de commencer le concert, je m’habille. C’est un peu comme si je me transformais en superman. Je tiens sur les nerfs. Une heure après le concert, je m’écroule.
Continuez-vous de travailler à la RATP ? Oui et à plein temps.
Avez-vous commencé à écrire de nouvelles chansons pour un prochain album ? J’ai envie d’écrire tout le temps. Il n’y a pas besoin de me pousser pour cela. En général, je finis les paroles en studio. Cela permet de sortir des choses que l’on ne dirait pas dans un autre contexte. Pour ce qui est d’un autre album, c’est la deuxième fois que cela me fait cela, je n’ai pas envie d’entrer dedans car je viens déjà de réaliser le disque que je voulais faire depuis quinze ans.
Dans les paroles d’une de vos chansons, vous voulez avoir le portefeuille de Manu Chao. Est-ce aujourd'hui le cas ? Non, je compte lui voler pendant les Solidays !
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