De gros investissements pour l'Européenne d'embouteillage 0
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Publié le jeudi 09 février 2012 par : Tribune

DÉVELOPPEMENT Suite à sa reprise par le groupe Orangina Schweppes France / Suntory en avril dernier, l'Européenne d'embouteillage (Donnery) a entrepris plusieurs millions d'euros d'investissements. 30% de son parc a été renouvelé, et dix nouvelles personnes ont été embauchées.

prévisualisation non-disponibleL'événement sera célébré ce vendredi 10 février. Au mois de novembre dernier, l'Européenne d'embouteillage (CA 380 M€ en France) et son usine de Donney ont entrepris un investissement technologique majeur, le premier depuis la reprise de la société par Orangina Schweppes France, elle-même rachetée par le Japonais Suntory. «Plusieurs millions d'euros ont été investis», confirme Gilles Bennardo, le directeur de l'usine de Donnery. Celle-ci, qui emploie 185 personnes (et jusqu'à 250 en période de forte activité) a été construite en 1997 (implantation à l’actif de l’ADEL). Orangina et Schweppes, mais aussi Oasis, Gini, Brut de pomme et Tropicana, ainsi que des marques de distributeurs comme Casino ou Lidl : au total, près de 450 millions de litres de boissons devraient y être produits en 2012, soit 100 millions de plus qu'en 2005. «Cela représente 50% des volumes de production de l'Européenne d'embouteillage», indique Gilles Bennardo.

Pour cela, l'usine dispose de cinq lignes de production, d'une capacité de 20.000 à 80.000 bouteilles ou cannettes à l'heure chacune. Sur le site, deux puits d'eau de source et une siroperie unique en France permettent de produire directement sur place certaines boissons comme l'Oasis.

À l’autre extrémité du process, les bouteilles sont fabriquées par soufflage à partir de granulés de PET. C'est sur cette partie de la production que se sont concentrés les investissements technologiques réalisés il y a quelques mois. «Nous avons renouvelé 30% du parc des machines». La nouvelle technique de soufflage ainsi mise au point, baptisée «super light weighting», permet de diminuer le poids de la bouteille de quinze grammes pour une bouteille de deux litres, en faisant les bouteilles les plus légères du marché (42g à vide), tout en assurant une meilleure répartition de la matière et donc une meilleure solidité. «Cela permet de diminuer les coûts. En outre, comme tout est fabriqué sur place, cela réduit également la problématique de transport et donc l'impact environnemental», précise le directeur de l'usine. Celle-ci est d'ailleurs en voie d'obtenir la certification ISO 14.001, garantissant une production respectueuse de l'environnement. Plus de 95% des déchets de l'usine sont ainsi recyclés, et celle-ci dispose de sa propre station d'épuration.

Des objectifs qui font partie d'un projet d'entreprise plus global lancé au mois de novembre, avec 5 grandes ambitions et 25 chantiers lancés pour le cinq années à venir. Parmi ceux-ci, l'excellence qualité, la modernisation de l'outil ou encore une sécurité maximale.

Pour faire face à l'accroissement de la production, dix personnes ont été recrutées. «Et nous avons de nouvelles perspectives de développement à venir» ajoute Gilles Bennardo, qui salue «l'énorme travail des équipes pour s'adapter aux nouvelles machines», et qui se dit plutôt confiant pour 2012, malgré l'inquiétude soulevée par la nouvelle taxe sur les boissons sucrées. «Il y a un bon potentiel d'évolution pour les boissons sucrées en France, où la consommation est plutôt basse par rapport à celle de nos voisins européens».

En attendant, la journée de vendredi 10 février permettra aux institutionnels du département, qui ont 
largement soutenu ce dossier depuis l’origine, de redécouvrir l'usine de Donnery, après une journée dédiée au personnel le 4 février.


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