Crèches : la course aux places est lancée ! 0
Publié le jeudi 10 juin 2010 par : Tribune
Selon la commune de l’agglomération et même les quartiers, les parents rencontrent des difficultés pour trouver une place en crèche.
Dur dur de trouver une place en crèche, notamment à Orléans. «Mais nous ne sommes pas encore dans la situation de la région parisienne», commente Alexandrine Leclerc, adjointe à la petite enfance. La ville dispose de 491 places en crèches collectives, 168 places en crèches familiales et 107 en accueil occasionnel. «1118 enfants ont été accueillis l’an dernier.» 12 crèches collectives, cinq familiales (des assistantes maternelles recrutées par la mairie) et une crèche parentale (les parents s’investissent ½ journée par semaine) ainsi que 10 places dans celle du CHRO constituent l’offre en matière de crèche. «Pour septembre, c’est difficile en centre-ville, par contre il reste des places à Lavoisier à La Source et aux Blossières. Sans compter les relais d’assistantes maternelles et les 1498 assistantes libérales de la commune.» Anna* doit accoucher et voudrait placer son bébé en crèche familiale à la rentrée. «Je suis sur liste d’attente mais je ne sais pas à quelle place. Je vais prendre une assistante maternelle en attendant.» L’adjointe conseille de se pré-inscrire dès le 4e mois de grossesse. Pas de projet de crèche pour le moment à Orléans. «On a rouvert les Chats ferrés en janvier. S’il y a une création ce sera lié à un besoin géographique. A St-Marceau, on a observé une demande.» «Des quartiers comme le Faubourg Bourgogne sont obligés de se rendre à Châtelet», confirme Corinne Leveleux- Texeira, conseillère d’opposition PS. A Fleury-les-Aubrais, «les services sont débordés », commente un Fleuryssois. La crèche collective compte 45 places, la familiale 72 et il y a 20 places en multi-accueil. «Il y a 8 places en longue durée, le reste c’est du ponctuel », commente Chantal Gabellier, adjointe à l’action sociale, «nous aurons 14 places de plus dans la maison d’Anaïs et Thibault.» La liste d’attente compte déjà 58 noms. Il n’y a pas de projet de crèche pour 2011. «Une crèche a un coût. On s’est engagé à ne pas augmenter les impôts.» Mieux vaut s’inscrire dès le 3e mois de grossesse selon l’élue. Un deuxième relais d’assistantes maternelles ouvrira pour les 180 assistantes. A St-Jean-de-La-Ruelle, la municipalité ne peut satisfaire toutes les demandes, notamment en structure collective. Elle dispose d’un multi-accueil Le Bleuet de 18 places et Le coquelicot de 40 places. La crèche de la Maison de la Petite Enfance propose 20 places, comme la halte garderie, sans oublier une crèche familiale de 90 places. La ville doit ouvrir un relais assistantes maternelles en septembre. A St-Jean-de-Braye, 40 enfants sont accueillis en crèche collective, 80 en familiale et 20 places existent au multi-accueil. Une soixantaine d’enfants sont sur liste d’attente «mais il reste encore des places pour les petits sur le 2e trimestre 2010», indique Véronique Blanchet, l’adjointe en charge. «Dans l’espace Anne Frank, un multi-accueil de 20 places est prévu pour la rentrée 2012. Il y aussi un besoin d’habituer les 2-3 ans avant l’entrée en maternelle, nous les accueillons dans les locaux de la Gode les lundis et jeudis. Nous avons 36 entrées pour septembre.» Le Relais d’assistantes maternelles gère 162 assistantes maternelles. A Olivet, si l’on n’est pas fixé sur un mode de garde, il est possible de trouver une place. La crèche de la petite Motte doit être rouverte le 23 août et propose 15 places et Larry Bambelle 35 en accueil régulier et 20 en occasionnel. La halte garderie du Moulin de la Vapeur offre 20 places et la crèche familiale «les polissons» compte 90 places. Le Relais Assistantes maternelles possède environ 234 places pour les 0 à 3 ans. A ce jour, il reste 20 places pour un accueil régulier. Sans oublier, la crèche parentale la «Souris verte» qui peut accueillir 13 enfants et a des places disponibles. Pour ceux qui travaillent au Pôle 45 ou dans le parc d’activité des Châteliers, des crèches interentreprises existent. Les assistantes maternelles sont nombreuses, elles pratiquent des tarifs libres. «Avec la crise, certaines collègues n’ont pas de travail. Les parents s’arrangent avec les grands-parents», observe Isabelle Barth, assistante depuis 10 ans à Orléans. «Il faut se mettre d’accord sur les horaires et les congés», observe une maman. Et demander conseil aux relais d’assistantes maternelles. *Prénom modifié.
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