Claude roiron et les élus du département tentent l'apaisement 0
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Publié le mercredi 04 mars 2009 par : Tribune

Catégories : politique

L'assemblée du Conseil général d'Indre-et-Loire, depuis quelques mois, c'était parfois comme à la table d'un vieux couple usé jusqu'à la corde... Des injures qui volent bas et des assiettes fracassées au sol... Il en va de la politique comme en am... L'assemblée du Conseil général d'Indre-et-Loire, depuis quelques mois, c'était parfois comme à la table d'un vieux couple usé jusqu'à la corde... Des injures qui volent bas et des assiettes fracassées au sol... Il en va de la politique comme en amour. Il faut souvent se faire une raison et se donner les moyens de cohabiter jusqu'à la prochaine crise. Claude Roiron risquait de plus en plus gros à entretenir un climat de désunion à gauche et d'affrontement frontal avec la droite... Elle a manifestement compris qu'elle était allée beaucoup trop loin. Jean-Patrick Gille, député PS de la première circonscription et patron des socialistes locaux s'est employé avec succès à calmer les dissidents socialistes Philippe Le Breton et Alain Michel.Le maire de Tours, Jean Germain, de plus en plus ennuyé par la tournure des événements a lui aussi fait comprendre que la comédie avait assez duré et qu'il convenait de ramener un peu de sérénité aux débats de l'assemblée départementale. Conséquence, le budget 2009 a été adopté le 27 février par les élus du département - la droite a voté contre - dans une atmosphère de dignité... Les deux vice-présidents Philippe Le Breton et Alain Michel ont voté la nouvelle version (+12% de fiscalité, une dette en hausse et un autofinancement en baisse, des dépenses sociales en hausse) pratiquement identique en tous points à la précédente, avec un sourire contraint... Mais la présidente a reculé sur l'augmentation automatique de fiscalité pour les années 2010 et 2011 (5%)... On a trouvé deux millions d'euros d'économies. Sur le fonctionnement, c'est toujours le grand dérapage (+12,45% d'augmentation de la masse salariale). Mais les vice-présidents rentrés dans le rang ont voulu croire que les créations de postes inscrites au budget (78 au total) ne seraient pas toutes réalisées sur 2009. Philippe Le Breton et Alain Michel resteront vice-présidents et se verront attribuer de nouvelles compétences et des délégations de signature, enfin. A droite, Pierre Louault aura déployé des trésors de bonne volonté pour tenter de déminer l'ambiance « Nous sommes dans un débat constructif et pas destructif ». La socialiste Marisol Touraine, de plus en plus en froid avec sa présidente aura elle aussi tout fait pour afficher une posture de tolérance et d'ouverture... Jusqu'à s'avouer satisfaite des propos tenus par le chef de file de l'opposition de droite. Bref, le tribunal administratif saisi par le préfet peut bien retoquer la version 1 du budget 2009 voté en janvier, le département d'Indre-et-Loire pourra mettre en oeuvre son premier budget socialiste. Et en période de crise économique majeure, il présente une baisse des investissements... Un mauvais point pour l'économie locale et les emplois. Conséquence, l'Indre-et-Loire pourrait être le seul département de la région Centre a ne pouvoir bénéficier d'un remboursement anticipé de la TVA en provenance des caisses de l'Etat en 2009... La condition de ce remboursement étant d'investir plus qu'en 2008. Un manque à gagner de plusieurs millions d'euros (à titre d'exemple le Loiret devrait percevoir 14 millions d'euros en plus cette année au titre de ce remboursement anticipé)... En Indre-et-Loire, Claude Roiron est désormais au pied du mur. L'ancienne protégée de Laurent Fabius qui a fait son apprentissage en politique dans une culture d'affrontement permanent et sur une ligne gauchisante doit désormais assumer un nouveau rôle de gestionnaire de collectivité. C'est tout le problème de la gouvernance qui reste à revoir. Il faut ramener le calme dans les services où certains hautfonctionnaires sont au bord de la démission. Renouer le dialogue avec l'opposition, retrouver la confiance de certains élus PS, tenter de renouer des rapports normaux avec la presse, avec les services de l'Etat... Bref, Claude Roiron a du pain sur la planche mais elle ne pourra sauver sa présidence qu'à ce prix.

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