Claude Roiron chahutée sur sa gaucheet contestée à droite 0
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Publié le jeudi 25 juin 2009 par : Tribune

Catégories : politique

Au conseil général d’Indre-et-Loire, Claude Roiron, présidente PS du département, poursuit, avec obstination, la mise en oeuvre d’une politique originale, soutenue par une courte majorité de gauche. Les dissidents socialistes – d... Au conseil général d’Indre-et-Loire, Claude Roiron, présidente PS du département, poursuit, avec obstination, la mise en oeuvre d’une politique originale, soutenue par une courte majorité de gauche. Les dissidents socialistes – dont Philippe Le Breton, maire de Joué-les-Tours - sont toujours aussi virulents s’agissant de la critique du budget, et ils peuvent compter sur le renfort des élus de droite. C’est ce qui est apparu une nouvelle fois lors de la session du jeudi 18 juin. Claude Roiron, fidèle à sa politique de rupture veut remettre à plat les vieux contrats et les vieilles habitudes. Concrètement, cela veut dire : moins d’argent du Département pour l’Agglomération (9,7 millions d’euros passés à la trappe et pourtant promis) , de quoi irriter les camarades socialistes de Tour(s) Plus qui s’étaient habitués à un traitement plus confortable. Et une demande de rallonge supplémentaire adressée au conseil régional PS… La posture de la présidente du Département est risquée. Son budget est toujours dénoncé par trois élus de gauche entrés en dissidence.Et Jean-Patrick Gille, le patron de la fédération PS d’Indre-et-Loire, qui avait bien tenté d’engager une mission de conciliation entre les adversaires socialistes, attend toujours une réponse. Résultat : Claude Roiron donne l’impression de brandir l’étendard du département contre l’agglomération tourangelle, le conseil régional PS, les dissidents socialistes et la droite locale…Avec au final, une prise de risque maximum. Si ça passe, Claude Roiron a redistribué les cartes de la politique tourangelle. C’est la fin d’une certaine préséance accordée de toute éternité à Jean Germain. Si ça rate, la 1ère présidente socialiste d’Indreet- Loire risque d’apparaître singulièrement isolée. Face à des critiques qui fusent : «un budget dangereux, une dette en hausse de 18 millions d’euros et des frais de fonctionnement toujours plus élevés », dénonce Philippe le Breton. Du côté de l’opposition de droite, on conteste, l’effort financier développé sur les jardins et les ports fluviaux… Face au front commun des critiques, Claude Roiron, plus sociale que jamais dénonce le désengagement de l’État, persiste et signe. Et déjà deux nouveaux écueils s’annoncent : le budget 2010 sera encore plus compliqué. Deuxième difficulté : avec les remises en cause de projets et les renégociations, la mise en route sur le terrain de véritables actions risque de tarder…

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