Claude Greff, une infirmière secrétaire d’État à la Famille 0
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Publié le jeudi 07 juillet 2011 par : Tribune

Catégories : politique

« Rien ne l’arrête, rien ne lui fait peur ! » disent d’elle ses amis. Claude Greff, 57 ans, ou la volonté faite femme UMP... La députée de la 2e circonscription d’Indre-et-Loire a été nommée secrétaire d’État à la Famille. Une promotion inattendue et particulièrement bienvenue pour cette élue de terrain qu’amis et ennemis considéraient comme fragilisée sur ses terres électorales tourangelles.

« Un caractère plus qu’une ligne politique ». C’est souvent ce qu’à gauche l’on dit d’elle. Claude Greff, ses emportements presque « légendaires », s...

« Un caractère plus qu’une ligne politique ». C’est souvent ce qu’à gauche l’on dit d’elle. Claude Greff, ses emportements presque « légendaires », son goût des autres, sa proximité d’avec les gens... Avoir été infirmière, ça facilite la connaissance intime des êtres. Le choix de Claude Greff au secrétariat d’État à la Famille doit beaucoup à l’impérieuse nécessité qui prévaut à droite de promouvoir de trop rares talents féminins, effet d’affichage et de parité oblige. Mais reste cette évidence : Claude Greff sur le terrain peut devenir une très efficace machine de guerre à condition d’éviter les dérapages, ce qui n’est pas gagné.

Pour un gouvernement de combat présidentiel, la nouvelle recrue peut s’avérer précieuse. Un sens profond de la discipline - l’époux de Claude Greff a fait carrière comme officier de sapeurs-pompiers -, un conservatisme bon teint, notre députée, mère de famille de quatre enfants, incarne bien les valeurs d’une certaine « modernitude » féministe de droite. Élue pour la première fois en 2001 comme conseillère municipale d’opposition à Tours, Claude Greff s’est investie très vite sur les sujets liés à la famille. Éducation, santé, droit des femmes. Dès 2002, soutenue par le patron de la fédération UMP d’Indre-et-Loire, Philippe Briand, elle enlevait la 2e circonscription.

Récemment son silence relatif à la réforme des intercommunalités et au sort de la Communauté de Communes du Vouvrillon a été très critiqué, mais l’intéressée tient à remettre les choses en perspective. « Je m’en occupe, car si les trois communes se retirent, il faut penser à l’avenir des communes qui restent. Mais, en tant que députée, je n’ai pas à juger des délibérations de trois maires, élus... Cela s’appelle un divorce. Je n’ai pas à m’immiscer. » Et la députée d’ajouter : « Ceux qui vous disent que je ne m’en occupe pas, c’est ceux qui ont peut être des intérêts à faire en sorte que ces propos soient diffusés, des intérêts personnels, électoraux pour se présenter à la députation par exemple, ou au Sénat. Et ça, ça s’appelle de l’intérêt personnel et moi je m’occupe de l’intérêt général, c’est-à-dire, que vous devenir les communes qui vont rester dans la communauté de communes. » Claude Greff n’a pas d’états d’âme, c’est une fonceuse, elle aime bien mettre les pieds dans le plat et n’a jamais revendiqué un statut d’intellectuelle.

Elle sait que beaucoup vont l’attendre, d’ailleurs, son ami Gérard Larcher, l’a prévenue. Mais Claude Greff va peut-être révéler une efficacité politique que bien des machos s’obstinaient à ne pas vouloir soupçonner.

L.R. (avec A.M.)


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