Christophe Dupont : «un premier titre mais pas le dernier !» 0
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Publié le jeudi 20 mai 2010 par : Tribune

Catégories : basket

 L’Entente Orléanaise a décroché le 1er titre de son histoire, dimanche 16 mai à Bercy, en battant Gravelines (73-69) en finale de la coupe de France. Un trophée au goût de revanche qui met fin à une série de trois finales perdues (1) dans l... L’Entente Orléanaise a décroché le 1er titre de son histoire, dimanche 16 mai à Bercy, en battant Gravelines (73-69) en finale de la coupe de France. Un trophée au goût de revanche qui met fin à une série de trois finales perdues (1) dans l’élite. Retour sur un succès mérité, avec Christophe Dupont, président du club. Christophe Dupont, vous avez pris vos fonctions le 1er avril 2009 et un an après le club décroche le titre tant attendu... Le président est magique ? Non (rires), je crois qu’il n’y a pas de magie pour expliquer ce résultat, mais plutôt de la détermination, du travail, de l’exigence... Et une pointe de rêve aussi, pour que tout le reste suive. Quels sentiments dominent au lendemain de cette finale gagnée ? Je ressens une grande fierté de ramener cette coupe de France à Orléans, d’autant plus que c’est la première fois que ça se passe. C’est un moment historique mais si c’est le premier titre, ce n’est pas le dernier ! Dans le 3e quart temps de la finale (9-22 pour Gravelines), le public a retenu son souffle. Que s’est-il passé ? Il n’y a pas que le public qui a eu peur ! Tout le monde nous disait qu’on était favori et qu’on méritait ce titre. Les joueurs avaient donc une pression plus importante que Gravelines. Dans ces moments là, il y a toujours la crainte que les vieux démons resurgissent. Mais les joueurs sont restés solidaires, c’est la force des champions de savoir surmonter les périodes difficiles. Laurent Sciarra (MVP du match) a été le catalyseur de la révolte. Justement, est-ce qu’il n’y a pas de regret de voir le capitaine quitter le club à la fin de la saison ? Non ce n’est pas du regret, il n’y a aucun regret dans son passage, juste de la satisfaction. Mais il y aura de la tristesse... Il était venu pour deux ans, c’est bien qu’il ait pris la décision de partir, je sais qu’il a mûrement réfléchi ce choix. Ce qui est sûr c’est que Laurent est un grand compétiteur, il a l’expérience des titres et du haut niveau. Sa mission était de faire grandir le club : non seulement l’équipe est la plus régulière en France depuis 15 mois mais en plus elle vient de décrocher un titre. Meneur de jeu, il était surtout un capitaine charismatique, vous ne craignez pas qu’il soit difficile à remplacer ? La réussite c’est un club et pas une seule personne. Il le sait, de même que Philippe Hervé, l’entraîneur, le sait. Nous avons toujours connu des périodes compliquées après des victoires ou des paliers franchis mais le club continue malgré tout de progresser. Je n’ai pas d’inquiétude pour la suite ! Faut-il désormais s’attendre à un titre de champion de France de Pro A dès cette année ? Dès cette année, sûrement pas, mais un jour j’espère ! Nous abordons les play-off de manière compliquée. Comme nous sommes 6e, nous n’avons pas l’avantage du terrain, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de «belle» chez nous. Décrocher la coupe de France signifie une qualification pour l’EuroCup l’an prochain, est-ce important ? Oui, d’autant plus que c’est une compétition qui nous convient bien. Cette saison en Euroligue, même si nous n’avons pas été ridicules, nous étions le petit poucet avec des difficultés par rapport au niveau de jeu en général. Il faut encore que le club grandisse. En revanche, l’EuroCup est plus à notre portée et à notre niveau. Est-ce que le titre modifie la physionomie de l’équipe la saison prochaine ? Le budget 2010-2011 (4,8 millions tel qu’il a été présenté lundi 17 mai à la Direction Nationale de Conseil et de Contrôle de Gestion) a été bâti sur la base d’une participation en EuroCup, donc nous ne changeons rien. Pour le reste et le nombre de joueurs, ce sera à Philippe Hervé de composer la meilleure équipe possible. Ce qui est sûr : Ludo, Adrien et Aldo, trois joueurs formés localement, sont encore en contrat, sachant que nous avons désormais l’obligation que l’équipe soit composée de 50% de joueurs formés localement. Vous êtes-vous mis «sur le toit» pour fêter la victoire, selon l’expression de Laurent Sciarra ? (Rires) Je ne sais pas s’ils se sont mis sur le toit mais ils ont dû faire la fête. C’est important de savourer et de décompresser avant d’aborder les play off ! (1) Finale du championnat de Pro A en 2009, Semaine des As 2009 et 2010.

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