Christophe Dupont : «nous avons besoin d'un 10e joueur» 0
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Publié le jeudi 15 octobre 2009 par : Tribune

Catégories : basket

 Vous attendiez-vous à cette victoire contre Trévise ?   Nous avons perdu en fait (sourire)... mais c'est vrai que nous espérions la victoire globale, grâce aux 9 points d'avance du match aller. Nous savio...

Vous attendiez-vous à cette victoire contre Trévise ?

Nous avons perdu en fait (sourire)... mais c'est vrai que nous espérions la victoire globale, grâce aux 9 points d'avance du match aller. Nous savions que l'opposition serait très forte de la part de Trévise (80-82 vendredi 9 octobre au Zénith). Nous savions aussi qu'il y avait un créneau pour passer, avec beaucoup d'humilité par rapport à la différence de niveau sur le plan budgétaire, puisque Trévise c'est entre 4 et 5 fois notre masse salariale, et sur le plan technique. Il y avait de très grands joueurs sur le parquet, il ne faut pas l'oublier, c'est un exploit après une très belle performance déjà contre Charleroi. C'est historique, je n'ai pris la mesure de l'événement que samedi matin.

La joie des joueurs est restée contenue après le match, comme si ce n'était qu'une étape...

Oui ce n'est qu'une étape pour eux. L'objectif de saison c'est de faire un passage remarqué au niveau européen. C'est acquis sportivement. Nous participons à la montée en puissance du basket français, sachant que le taux de réussite des clubs français reste très faible au niveau européen. Nous sommes à 50% de réussite, c'est déjà très fort et nous perdons les deux matchs de 2 points. Maintenant nous passons dans le championnat régulier de l'Euroligue, il faut continuer à marquer les esprits mais il n'y a pas d'objectif de qualification dans le top 16 (européen).

Le public a joué un rôle important, avezvous l'impression que l'Entente fédère en ville ?

Plus nous ferons de Zénith et de salles archi combles avec 5 000 spectateurs en fusion, et bientôt 10 000 dans la nouvelle salle, plus nous rayonnerons et plus nous aurons d'impact sur la population. Je rêve à une ville qui réagit à ce qui se passe dans le club et en ce moment nous faisons monter en puissance cette terre de basket à Orléans. Je le ressens dans la réaction du public. Vendredi dernier au zénith, les gens ont perçu l'enjeu, il y avait un 6e homme sur le terrain, le public a passé un cap, il a mûri.

L'Entente jouera dans le groupe B avec des poids-lourds du basket européen, dès mercredi 21 octobre contre l'Olympiakos, ne craignez-vous pas une désillusion à ce niveau ?

C'est un bon exercice pour tester notre capacité à grandir. Nous ne pourrons pas exister en Europe sans rencontrer de grosses équipes. Nous sommes en plein dans notre projet. Nous nous confrontons à des environnements différents, sur le plan financier et sur le plan des infrastructures. A Belgrade la salle possède une capacité de 22 000 personnes. Cela nous fera prendre la mesure de ce que nous pourrions vivre ici dans les années à venir.

Les infrastructures seront-elles suffisantes pour recevoir les plus prestigieux clubs européens ?

Le Zénith correspond au cahier des charges de l'Euroligue. Quand nous sommes arrivés au palais des sports, ça paraissait immense... Idem au Zénith... et maintenant nous parvenons aisément à tout remplir. La capacité de la salle détermine l'ampleur de la demande.

Avec ces matchs supplémentaires, existe-il un risque de faire moins bien en championnat de Pro A ?

Moins bien que l'année dernière ? Ça ne paraîtrait pas étonnant. Notre objectif c'est le top 6 et pas d'être champion de France. Chaque chose en son temps. Une fois qualifié pour les play-off, nous les jouerons. L'an dernier, nous avons été au-delà de nos espérances. Mais j'ai l'impression que les joueurs sont prêts sur le plan physique et mental. Nous avons fait ce qu'il fallait avec le renforcement de l'équipe par un 9e joueur. Après, l'Euroligue nécessite sûrement un 10e joueur (ndlr : un ailier)...

La décision a-t-elle été prise ?

Non, nous sommes en pleine réflexion. Ce sera au conseil de surveillance de décider mais nous savons dans quel cadre budgétaire nous pourrons évoluer.

Disposez-vous des capacités financières suffisantes pour l'Euroligue ?

Nous avions prévu en Eurocup le budget actuel avec trois déplacements, il y en aura finalement cinq. Nous devons pouvoir tenir, notamment avec les droits télé de plus de 280 000€. Nous avons toujours été dans une maîtrise financière de notre budget. L'exposition européenne peut nous apporter de nouveaux sponsors. Il n'y a pas de certitude mais des contacts sont en cours. propos


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