Chenilles : les communes contre-attaquent ! 0
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Publié le jeudi 15 avril 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Depuis quelques jours et jusqu’à la fin avril, les chenilles processionnaires du pin entament une descente à risque. Plusieurs communes ont décidé d’agir mais leur action reste limitée.        Elles sont petites, poilues et pas très s... Depuis quelques jours et jusqu’à la fin avril, les chenilles processionnaires du pin entament une descente à risque. Plusieurs communes ont décidé d’agir mais leur action reste limitée. Elles sont petites, poilues et pas très sympathiques... Les chenilles processionnaires du pin, appelées Thaumetopoea pityocampa par les spécialistes, commencent à descendre en file indienne le long des troncs, des pins noirs d’Autriche mais aussi des cèdres. Problème : elles constituent un fléau difficile à éradiquer. D’une part, elles causent des dégâts sur les arbres qu’elles épuisent et, surtout, elles représentent un problème de santé publique. «De la mi-mars à la mi-avril, c’est la période des processions », confirme Christelle Robinet, chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Orléans. «Tous les six ans, elles sont en forte densité, nous ne savons pas bien pourquoi elles pullulent. Le problème c’est qu’elles libèrent des soies (leurs longs poils) très urticantes qui peuvent voler. La nouveauté c’est que l’insecte forestier rentre dans les villes !» Et pas qu’à moitié puisqu’un arbres peut abriter 5 ou 6 nids, surtout s’il est isolé et exposé au soleil, chacun contenant «200 à 300 chenilles». Les conséquences peuvent être diverses en cas de contact : démangeaisons, problèmes respiratoires et aussi, dans les cas les plus graves, lésions et nécroses, notamment sur la langue du chien. Pour contenir l’invasion, les communes tentent de réduire les populations, notamment en découpant et en brûlant les cocons en janvier. A St-Jean-de-Braye, 24 pièges à phéromones sont posés tous les ans pour attirer les mâles et limiter la reproduction. «900 chenilles adultes ont ainsi été capturées en 2008», souligne Jean-Pierre Orange, responsable des espaces verts. Et, depuis 2010, «nous expérimentons un nouveau piège pour cesser les traitements chimiques», indique Dominique Ronceray, adjoint (Verts) au développement durable. Une quarantaine de «ceintures guidant la chenille dans une poche» à 30€ l’unité, ont été achetées et posées sur les troncs, notamment dans le parc des Longues-Allées. «Nous les retirerons fin juin pour les détruire», précise Jean-Pierre Orange. St-Jean-de-la-Ruelle, entre autres, a aussi prévu d’installer une dizaine de ces «éco-pièges» cette année, Ingré en a déjà posé quatre. A Olivet, on innove: 15 nichoirs à oiseaux, des prédateurs, ont été installés en mars, notamment à l’école du Plissay. Reste un problème tout aussi urticant pour les élus : «nous ne pouvons agir que sur les parcs communaux, il faut que les particuliers fassent pareil sinon les pins vont mourir», insiste Dominique Ronceray. La bonne nouvelle c’est qu’autour du 15 juin, les chenilles se transformeront en papillons !

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