Château La Touanne : bienvenue chez la famille d'Aboville ! 0
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Publié le jeudi 27 août 2009 par : Tribune

Catégories : Actualités

 A la frontière de la Beauce et des châteaux de la Loire se dresse le château La Touanne, un bel édifice du XVIIe et XVIIIe siècles bordé par la Mauve à Baccon. Le domaine est la propriété de la même famille depuis 300 ans comme l’expliqu...

A la frontière de la Beauce et des châteaux de la Loire se dresse le château La Touanne, un bel édifice du XVIIe et XVIIIe siècles bordé par la Mauve à Baccon. Le domaine est la propriété de la même famille depuis 300 ans comme l’explique Nicolas d’Aboville, 45 ans, un cousin “issu de germain” du célèbre navigateur, qui y vit avec son épouse Christine et leurs quatre enfants depuis trois ans et y a ouvert des chambres d’hôtes en 2007. Au départ La Touanne était une ferme qui a été modifiée au gré des époques, d’ailleurs un plan ancien à la sortie d’un escalier dans les étages montre que l’un des propriétaires pensait agrandir la demeure. Niché dans un bel écrin de verdure au bout d’une longue allée, le château «tire son nom d’un lieu-dit La Touanne qui viendrait d’une plante qui pousserait sur la Mauve et dont on aurait fait commerce», commente Nicolas d’Aboville qui tient cette explication de son oncle.

La famille Bigot - ses ancêtres - aurait ajouté à son nom celui du lieu-dit. Plus près de nous, le château a gardé quelques marques de l’Histoire, notamment des numéros sur des portes rappelant l’occupation de la demeure par les Allemands. Une présence peu visible dans ce château qui a gardé toute l’âme d’une maison de famille. «Quand j’étais enfant, j’y passais mes étés avec une vingtaine de cousins et une grand-mère qui dirigeait la maisonnée. Puis lorsque mes parents en héritèrent, j’y venais de Paris les week-ends», explique Nicolas d’Aboville. Après avoir fait l’école supérieure de sciences commerciales d'Angers, s’être marié et avoir travaillé dans le nord, le sud et l'ouest de la France, celui qui travaillait auparavant dans le marketing et voyait peu sa famille a eu envie de changer de vie à la quarantaine. Il a saisi l’opportunité qui s’offrait à lui en déménageant dans cette demeure qu’il trouvait dommage de quitter au bout d’un week-end. «Je voulais bien reprendre La Touanne mais à condition d’y habiter toute l’année et d’en faire un lieu intime et calme, assorti au cadre», se souvient ce chef d’entreprise qui partage son temps entre les chambres d’hôtes et un travail dans l’immobilier d'exception au sein du groupe Mercure. La famille change de vie pour s’installer à La Touanne et se lance dans les travaux.

Christine d’Aboville, de formation d’architecte, prend en main la partie décoration des chambres en mélangeant le mobilier ancien et le contemporain. Entre le ménage, le jardinage et l’entretien général des lieux, le châtelain et son épouse ne chôment pas. La maîtresse des lieux oeuvrant également en cuisine pour offrir à ses hôtes une cuisine traditionnelle française. L’un comme l’autre reconnaissent que les premiers temps ne furent pas faciles et qu’il fallut apprendre à travailler ensemble. Un choix que le couple ne regrette pas car cet été les chambres font le plein. «Cela permet de rencontrer des gens que nous n’aurions jamais rencontré autrement et parler d’autres langues», ajoute Nicolas d’Aboville qui y voit une ouverture sur le monde pour ses enfants qui s’impliquent dans la vie de la propriété. Pour ce qui est de la reprise de l’activité par l’un des enfants, cela n’est pas à l’ordre du jour car «c’est un métier que l’on doit faire par passion. Si ce n’est pas le cas, je vendrais.» Lorsqu’on lui pose la question d’une ouverture de la propriété à la visite, celui-ci ne le souhaite pas en dehors des journées du patrimoine car «nous n’aurions plus de vie de famille». Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de projets pour la propriété mais ceuxci vont toujours dans le même sens : conserver le caractère familial et intime de la demeure en offrant la possibilité de location pour de petits dîners ou, peut-être, des gîtes.


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