Ces femmes politiques qui représentent le loiret aux européennes 0
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Publié le mercredi 27 mai 2009 par : Tribune

Catégories : politique

 Une petite dizaine de candidates du département se présentent aux élections européennes, dimanche 7 juin, dans la circonscription Auvergne Centre Limousin. Compte tenu des règles électorales (lire encadré), aucune ne figure en position éligibl...

Une petite dizaine de candidates du département se présentent aux élections européennes, dimanche 7 juin, dans la circonscription Auvergne Centre Limousin. Compte tenu des règles électorales (lire encadré), aucune ne figure en position éligible, ni d’ailleurs aucun candidat du Loiret et seules trois d’entre elles ne sont pas suppléantes… Le découpage électoral, controversé, ne facilite pas leur visibilité puisque, dans un souci de représentativité, il a fallu sélectionner 10 noms pour 13 départements. En dépit de l’obligation de parité qui existe depuis 2000, les candidates du Loiret se retrouvent ainsi reléguées au second plan. Catherine de Metz, 60 ans, mariée et mère de 3 enfants, est la mieux placée puisqu’elle figure en 2e position sur la liste “Debout la République”, «parti républicain et gaulliste indépendant» dirigé par le député maire de Yerres (ex RPR et ex UMP) Nicolas Dupont- Aignan. Juriste en droit médical et sagefemme libérale à Gien, Catherine de Metz, déjà en lice aux cantonales et aux législatives, dit ne pas avoir souhaité être tête de liste : «si je suis élue c’est avec grand plaisir mais j’ai déjà beaucoup d’occupations et quand on a une famille, c’est plus difficile d’être une femme en politique.» Son voeu ? «Essayer de faire comprendre aux gens que l’Europe c’est l’avenir. Un exemple : 60% de l’Europe passe dans notre Droit français !»

En 3e position sur la liste de Lutte Ouvrière, Farida Megdoud, 47 ans, professeur au lycée professionnel Paul Gauguin de La Source, porte-parole régional du parti, fait partie des motivées, même si elle sait qu'il faudra à sa liste plus de 15% des voix pour propulser un élu au Parlement européen : «nous voulons que les électeurs puissent exprimer leur colère face à la dictature de la finance !» Catherine Soullie, 54 ans, adjointe au maire d’Olivet et secrétaire départementale adjointe de l’UMP, figure en 4e sur la liste emmenée par le député européen sortant Jean-Pierre Audy. Quand il s’agit de savoir si elle est déçue de n’apparaître qu’en position de figurante, elle répond du tac au tac : «ça ne me pose aucun problème, Jean-Pierre Audy a toute légitimité. C’est un honneur d’être là et il est très dur de défendre son département. Il a fallu faire un choix, le fait que le Loiret soit représenté c’est déjà très bien !» D’autres femmes viennent étoffer les rangs du Loiret, parmi les suppléants. C’est le cas d’Estelle Touzin, 32 ans, 6e sur la liste Europe Ecologie et ancienne colistière de Jean-Pierre Sueur aux dernières élections municipales. Restauratrice à La Petite Folie à Orléans, militante associative, elle explique que le positionnement d’un homme en tête de liste, l’Auvergnat Jean-Paul Besset, s’est imposé naturellement. «Je comprends qu’il puisse y avoir une petite déception de l’électrice du Loiret mais je crois qu’il y a beaucoup de femmes globalement bien placées. Je me suis engagée car je partage le contrat écologiste et j’ai toujours été soucieuse de l’Europe», précise-t-elle. Monique Bosset, 60 ans, conseillère régionale, maire déléguée d'Arrabloy et mère de 4 enfants, est également 6e mais sur la liste MoDem. Elle livre aussi son sentiment, en tant que femme : «je me sens candidate mais c’est une élection de liste, j’y participe en soutien. Pour les femmes la difficulté c’est de mener de front vie de famille et engagement politique.

Et puis, comme dans la vie professionnelle, même si ça ne me perturbe pas, je crois qu’il y a toujours des a priori, on est toujours plus exigeant face aux femmes.» Dominique Clergue, ouvrière dans l'industrie du caoutchouc, est quant à elle 7e sur la liste de Lutte Ouvrière et Sylvie Dubois, adjointe aux finances de Saran, 9e de la liste du Front de Gauche. Au Parti Socialiste, Nathalie Willano, 36 ans, salariée chez Hitachi et suppléante du conseiller général Michel Brard, n’arrive qu’en 6e position. Mais elle le vit bien : «ça ne me dérange pas, d'autant que Cécile Jonathan (adjointe au maire de Tours) est 2e et on a des femmes tête de liste dans d'autres circonscriptions, on en a même deux à la tête de notre parti !» Une 6e place qu’a pourtant refusé d’occuper Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente du conseil régional, évincée des avant-postes par les instances dirigeantes du PS. La seule femme, finalement, à regretter de ne pas figurer en meilleure place.

20 listes candidates dans le Grand Centre Le dépôt des candidatures pour les élections européennes a été clos vendredi à 18h. La circonscription du Grand Centre comporte 20 listes, soit deux de plus que lors des précédentes élections européennes en 2004. En voici la liste telle qu'elle a été approuvée par le ministère de l'Intérieur : Front National ; UMP ; Europe, Démocratie, Espéranto ; Le Parti de la France ; Union des Gens ; Nihous, De Villiers ; Communistes ; Lutte Ouvrière ; NPA ; MoDem ; Front de gauche pour changer d'Europe ; Les Verts ; Alliance Royale ; Alliance écologiste indépendante ; Parti humaniste ; Parti socialiste ; Debout la République ; Rassemblement pour l'initiative citoyenne (RIC) ; Newropeans ; Programme contre la précarité et le sexisme.

Les modalités du scrutin Le Parlement européen comprendra, à partir du mois de juin, 736 sièges. 72 sont à pourvoir par la France dont, en fonction des recensements de l’Insee, 5 sièges par la circonscription Grand Centre. Les députés européens sont élus au scrutin de liste, proportionnel à un tour. C’est-à-dire que le nombre d’élus est calculé en fonction des suffrages obtenus par chaque liste, sachant que les sièges seront répartis entre les listes ayant atteints plus de 5 % des suffrages exprimés. En dessous de ce seuil, les listes n’auront aucun élu.

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