Cédric banks : «aux shoots, j'étais toujours le meilleur !» 0
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Publié le jeudi 12 novembre 2009 par : Tribune

Catégories : basket

 Arrivé à l’Entente en 2009, Cédric Banks (1m90, 27 ans) réalise un très bon début de saison. A l’image de son année sportive précédente, quand il avait été élu joueur du mois d’octobre, Cédric Banks est le mei...

Arrivé à l’Entente en 2009, Cédric Banks (1m90, 27 ans) réalise un très bon début de saison. A l’image de son année sportive précédente, quand il avait été élu joueur du mois d’octobre, Cédric Banks est le meilleur marqueur de l’Entente Orléanaise et tourne actuellement à 20 points de moyenne en ProA et 15 en Euroligue. Sans prétention, l’arrière orléanais préfère mettre le collectif en avant : «Je joue pour l’équipe pas pour moi», précise-t-il, «c’est l’équipe qui dicte ce que je dois faire et si je dois shooter ou passer le ballon ». Pourtant, le joueur natif de Chicago (États-Unis) a toujours été un marqueur, preuve qu’il sait prendre ses responsabilités. «Avec ma famille, lorsque je rentrais de l’école, nous faisions des compétitions de shoots. A ce petit jeu, j’étais toujours le meilleur», se rappelle l’Américain, adepte des chaussettes hautes et des tatouages. Après l’Université, qu’il termine non drafté (le draft étant la porte d'entrée pour la NBA) en 2005, le basketteur signe un contrat professionnel en France avec Besançon, club de ProB. «J’aime ce sport et je voulais pouvoir gagner de l’argent en faisant du basket-ball. Alors j’ai sauté sur l’opportunité», déclare Cédric Banks. Et ses débuts professionnels sont plutôt réussis ! En 2006, il contribue à la montée de Besançon en ProA, terminant meilleur joueur et marqueur (20,6 pts de moyenne) de la succursale de l’élite. Premier de la saison régulière 2006-2007 avec Nancy en ProA, durant l’été, il part en Israël faire une pige au Maccabi Rishon le Zion. Et il revient pour intégrer la formation orléanaise en 2008.

Mais Cédric Banks n’est pas qu’un mercenaire. Cet été, il a prolongé son contrat avec l’Entente. «Je suis très content d’évoluer à Orléans. Je m’entends bien avec les coaches, les joueurs et le staff. En plus, je contribue à la progression d’une équipe qui a un gros potentiel », explique Cédric Banks. A l’aise dans le club, il a également continué l’aventure orléanaise pour participer à l’Euroligue. «C’est un honneur de jouer cette compétition. Il y a beaucoup de bons joueurs et c’est aussi l’occasion de me montrer», avoue l’ambitieux arrière. Pourtant l’Entente a mal débuté la prestigieuse compétition européenne avec trois défaites en autant de rencontres. «A part pour Laurent Sciarra et Marko Milic, l’équipe n’a pas l’expérience de l’Euroligue», estime Cédric Banks. La qualification pour le top 16 en est-elle pour autant compromise ? «Essayons déjà de gagner un match en se décrispant un peu et en mettant plus d’intensité dans notre jeu. Mais ce serait un mensonge de dire que nous ne pensons plus au top16 européen», répond Cédric Banks.

En tout cas, le rythme d’un match tous les trois jours n’est pas un problème pour l’Américain. «Ce n’est pas très dur, cela reste du basket. Et tant que le corps suit, une fois sur le terrain, je fais le boulot.» Dans le championnat français, défait à domicile contre Hyères-Toulon (80-88) dimanche dernier, le groupe ne s’est pas appesanti sur ce revers, pour vite se projeter sur la prochaine rencontre et la réception du géant de Malaga, l’Unicaja. «Il nous a manqué une tout petite chose en défense pour l’emporter contre Hyères. Dès que cela sera réglé, l’équipe redeviendra forte», prédit le meilleur marqueur de l’Entente. Avec trois victoires et deux défaites, le départ de l’Entente en ProA n’est pas parfait, mais pas mauvais non plus. Surtout pour une formation qui découvre l’Euroligue en même temps. «Cela ne fait que cinq matches de ProA. Et demain est un autre jour», ajoute Cédric Banks, qui préfère se concentrer sur la prochaine rencontre, sans douter. Son avenir ? «Je ne pense qu’à la saison actuelle, je veux montrer le meilleur de moi-même !»


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