Canal à sec : pompez, pompez... 1
Publié le jeudi 21 juillet 2011 par : Tribune
Le canal d’Orléans, de nouveau à sec, devrait être remis en eau pour le Festival de Loire. Mais au-delà de cette solution temporaire,
À sec. Le canal d’Orléans a soif. Dans un fond d’eau boueuse, les poissons y meurent d’asphyxie par dizaines. Sur les quais, Suzanne observe le fond saumâtre. «Il ne sert à rien ce canal !», se désole la riveraine.
«Je ne comprends pas pourquoi on a investi là-dedans». Chaque été, c’est le même constat: le niveau du canal enregistre de fortes baisses, rendant impossible la navigation sur ses eaux.
«À quoi bon avoir construit un port et rouvert le canal, si on ne peut même pas naviguer jusqu’à Combleux?» s’interroge Jacques Bié, vice-président de l’AgglO délégué aux espaces ligériens.
L’an dernier, de l’eau avait été pompée dans la Loire afin de remettre le canal en eau avant le Festival de Loire. «Nous avons renouvelé la demande auprès de la préfecture du Loiret pour cette année», explique Anne d’Aux, conseillère municipale d’Orléans déléguée au patrimoine ligérien. «Il faut s’y prendre à l’avance, de manière à pouvoir atteindre un niveau suffisant pour le Festival. Si tout va bien,le pompage devrait débuter avant la fin du mois».
Quatre intervenants différents se partagent la gestion du canal d’Orléans, propriété de l’État (voir ci-dessous). «C’est le problème», estime Jacques Cotteray, le président de l’ANCO, l’Association pour la valorisation du patrimoine, du tourisme et de la navigation sur le canal d’Orléans. «Ces quatre gestionnaires ne se parlent pas vraiment». Comme lui, nombreuses sont les voix à s’élever en faveur d’un intervenant unique sur le canal, «pour une meilleure cohérence». «J’ai bon espoir qu’un accord puisse intervenir pour financer les travaux du canal», souhaite Jacques Bié, «mais pour cela, il faudra d’abord que trois conditions soient remplies». Première d’entre elles : résoudre les problèmes d’alimentation en eau. «Il faudra aussi réparer les fuites du bief de Saint-Jean-de-Braye, et remettre en état le pont tournant de Combleux». Le canal, creusé dans le lit de la Loire, était en effet auparavant alimenté par les étangs de la forêt d’Orléans, désormais transformés en bases de loisirs. Par ailleurs, l’alimentation de la partie orléanaise du canal dépend directement du bief de Saint-Jean-de-Braye, le plus endommagé. «Une étude a été lancée par l’AgglO pour évaluer le coût des travaux de comblement des fuites sur cette partie», précise Jacques Bié. Difficile d’estimer pour l’heure le montant de ces travaux, «mais à mon avis c’est énorme», estime Jean-Marie Desbois, le président du syndicat mixte de gestion du canal d’Orléans, qui constate des niveaux similaires à ceux habituellement relevés au mois de septembre. «J’économise l’eau goutte à goutte». Par ailleurs, une deuxième étude est en cours pour régler la question de l’alimentation du canal. «Remettre le canal en eau pour trois mois c’est bien, mais il serait temps de résoudre ce problème pour de bon !» souligne Jacques Cotteray. «J’aimerais que les services de l’État revoient leurs politiques, et autorisent la création de bassins sur la partie haute du canal, pour stocker le surplus d’eau hivernal», affirme Jean-Marie Desbois. Avec, en perspective, des milliers, voire de millions d’euros de travaux pour remettre le canal à flot...en espérant qu’il soit -enfin- un jour navigable pour de bon. Pompez, pompez, disaient les Shadoks...
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regis reguigne, vendredi 22 juillet, 14:31
Un seul intervenant , disent MM Bié et Cotteray . OK , pas de problème ; cela ne peut être que VNF ( Voies Navigables de France ) . Cet organisme gère les ...voies navigables , n' est - ce pas ? Or , le projet est bien de rétablir la navigabilité , ne serait - ce que de tourisme fluvial , sur notre bon vieux canal d' Orléans qui , à Montargis , via le canal de Briare , relie Seine et Loire . Là , VNF est l' opérateur unique ; donc , rétablir les faits historiquement consacrés , c' est ramener le canal d' Orléans , d' Orléans à Montargis dans le giron de VNF . Oui mais , diront les oiseaux de mauvais augure ," quelle histoire" ! Pourtant , lorsque conseiller régional et vice président des Rivières et Canaux de France pour les régions Centre- Auvergne - Bourgogne , je suggérais , en séance plénière, cette reprise du Canal d' Orléans par VNF , je n'obtenais que le vacarme assourdissant du silence de tous les élus de notre région ! L ' heure n' est -elle pas venue du changement , pour que toutes les magnifiques opportUnités du canal soient développées d'Orléans centre - ville jusqu'à Montargis ? Régis Réguigne .