Calme, chaleur et traditions : bienvenue à l'Auberge de la Brenne 0
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Publié le mercredi 14 janvier 2009 par : Tribune

Catégories : Actualités

Vous souhaitez profiter des bonheurs authentiques d'une cuisine alliant tradition et modernité ? Une seule adresse : l'Auberge de la Brenne à Neuillé-le-Lierre. En cette période galcée, vous vous réchaufferez d'abord autour d'un...

Vous souhaitez profiter des bonheurs authentiques d'une cuisine alliant tradition et modernité ? Une seule adresse : l'Auberge de la Brenne à Neuillé-le-Lierre. En cette période galcée, vous vous réchaufferez d'abord autour d'un bon feu de cheminée avant de passer à table. En prenant la commande, vous découvrirez la cuisine de Ghislaine, formée chez Gisèle Crouzier, « mère » solognote hélas retraitée de la Croix Blanche à Chaumont. Car ici c'est Madame qui est aux fourneaux et Monsieur qui vous accueille, assisté de Camille, leur fille, déjà bien décidée à prolonger les traditions familiales.

Depuis bientôt 30 ans, Ghislaine et François perpétuent la tradition de l'aubergiste chaleureux et accueillant, fier de son terroir et de ses traditions. Ici vous savez d'où viennent les faisanes, les colverts et les biches qui vous régalent chaque soir. Inutile de demander à François l'origine de l'anguille grillée qui trône sur le croustillant de tête et pied de veau, du dos de sandre sur peau, émulsion de vandouvan (mélanges d'épices peu connu encore en France) et patates douces, ou, en saison, du mulet royal. Vous risqueriez l'humiliation, si un peu taquin ou franchement agacé, il vous demandait à voix haute si par hasard vous connaissiez la Loire ! Car ici la recherche du bon produit, régional de préférence, est une volonté et une tradition revendiquées. De l'andouillette grillée du Loiret- Cher à la volaille élevée aux grains et en plein air, Ghislaine s'appuie d'abord sur ce que le jardin de la France produit de meilleur. Les légumes oubliés sont également à l'honneur. Ici, on mange des chips, que l'on surnomme « écailles », mais de panais, pour accompagner un délicieux fois gras poêlé. La citrouille est également là, avec sa crème aux châtaignes. Mais la modernité dans sa plus belle expression est loin d'être absente : les noix de Saint-Jacques à l'huile de café ou les tournedos de biche, ris de veaux et pommes granny révèlent une volonté maîtrisée de sortir des conventions. Les menus changent au gré des saisons : les gibiers sont donc actuellement omniprésents. Au printemps, ils laisseront place à la géline de Touraine, la canette ou au lapin. 96 références de vins vous attendent à la carte. Intransigeant sur les Vouvray, François vous expliquera ses choix et vous fera découvrir des petits producteurs, inconnus du Parker ! Compter 48 € par personne en moyenne, vin compris.

Jean-Marie Panazol

Auberge de la Brenne, 19 rue de la République à Neuillé-le-Lierre, 02 47 52 95 05. Fermé le mardi et le mercredi, ainsi que le dimanche soir du 01/10 au 01/06.


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