budget 2010 : l'épreuve de vérité pour Claude roiron 0
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Publié le mercredi 16 septembre 2009 par : Tribune

Catégories : politique

 Le budget 2010 sera un budget de disette mais je souhaite contenir la fiscalité à un niveau comparable à 2009. Il y a encore de travail à faire sur ce futur budget mais ce que je peux dire, c’est qu’aucune hausse d’impôts de 10%... Le budget 2010 sera un budget de disette mais je souhaite contenir la fiscalité à un niveau comparable à 2009. Il y a encore de travail à faire sur ce futur budget mais ce que je peux dire, c’est qu’aucune hausse d’impôts de 10% n’est prévue comme j’ai pu le lire ici ou là… ». Détendue, calée dans un confortable fauteuil de l’Hôtel du Département, Claude Roiron aborde la rentrée politique avec une combativité entière. C’est que la présidente du Conseil Général d’Indre-et-Loire joue sa carte maîtresse en cet automne pré-électoral, si important pour le PS qui compte bien conserver la Région Centre dans son escarcelle… Claude Roiron fédère sa majorité autour du vote du budget, aucun couac à l’horizon et alors la présidente du Département qui est apparue comme le premier rempart des intérêts du Conseil Général face à l’appétit des autres collectivités locales s’impose durablement dans le paysage politique local. Deuxième hypothèse : Claude Roiron peine à faire adopter son budget… La fronde continue de régner à gauche, la droite se déchaîne…

Là, Claude Roiron ne peut plus prétendre à incarner la relève possible d’un leadership au sein du PS tourangeau. Sur le budget 2010, la présidente pose les points sur les i : « La baisse des droits de mutation, cela veut dire de 30 à 35 millions d’euros de recettes en moins pour le Conseil Général. La taxe professionnelle, elle doit disparaître, c’est 65 millions d’euros de recettes pour le Département… Dans ce contexte là, nous sommes confrontés à une demande sociale forte à cause de la crise… Nous allons maintenir notre niveau de subventions aux associations sportives et culturelles… Mais nos investissements sur 2010 seront inférieurs à ceux de l’année 2009… ». Le débat d’orientations budgétaires est prévu pour le 2 décembre. Et d’ici là, beaucoup d’incertitudes seront levées. Mais une chose est sûre pour Claude Roiron : « Le Conseil Général n’a pas la vocation à être la vache à lait de quiconque. Et encore moins une banque…». Fini le temps où le Département acquittait rubis sur l’ongle des dizaines de millions d’euros au titre d’un périphérique de l’agglomération tourangelle… Les maires des communes de l’agglo de Tours qui attendaient leurs subventions dans le cadre du contrat d’agglomération vont devoir prendre leur mal en patience. Pour cause de rigueur, « nous instruirons les dossiers sur les cinq années de mandat », précise Claude Roiron. « Le Conseil Général n’était pas une collectivité qui avait une vision d’ensemble du département… Alors bien sûr nous discutons avec Tours mais notre rôle c’est de tenir les équilibres. Cela peut heurter les uns et les autres… Mais nous voulons être partenaire de la ville de Tours. Le problème, c’est que mon prédécesseur – Marc Pommereau centre droit NDLR – avait fait des promesses, en laissant aux autres le soin de se débrouiller. Il n’y avait aucune prospective ». On l’aura compris, avec son aplomb pyramidal et une ironie affichée avec délectation, Claude Roiron chausse les bottes du patron de l’agglomération. « Je m’inspire énormément de Jean Germain et de sa pratique à la ville de Tours… » Le maire de Tours avait développé une capacité hors du commun à faire participer financièrement les collectivités ( région et département) aux projets de la ville de Tours et de son agglomération… Claude Roiron, à son tour, pose ses conditions aux collectivités partenaires. De quoi surprendre et fâcher, parfois, François Bonneau, président de la Région Centre et Jean Germain… Mais Claude Roiron incarnait une politique de rupture au Département, en cela elle a tenu sa promesse.

Claude Roiron a dit aussi …

Sénat. « Je ne suis pas candidate prochaines aux élections sénatoriales…Ceux qui disent cela ont voulu faire une plaisanterie pas très intelligente…» Nicolas Gautreau. « L’attitude de Nicolas Gaudreau – conseiller général PS qui a abandonné ses délégations et la présidence d’une commission au CG NDLR – est dictée, je pense par des considérations personnelles. La subvention du Département au Tours Football Club est identique à ce que l’on faisait l’an dernier. » Elections régionales. « Ma place n’est pas toujours enviable, elle n’est même pas souvent enviable mais il appartient à François Bonneau et à Jean Germain de s’occuper de la liste et de la campagne. Bien sûr, nous avons nos préférences mais je ne me mêle pas de cela. Quand à ceux qui insinuent que je souhaiterais placer la candidature de mon frère - Pierre-Alain Roiron, maire de Langeais -…Mon frère est assez grand pour se placer tout seul. C’est lui qui a commencé le premier à faire de la politique dans la famille. »


Voir l'article complet