Bruno Rousselet : «la cosmétique secteur d'excellence du Loiret» 0
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Publié le vendredi 26 mars 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Le 2e congrès COSM’ Innov aura lieu les 30 et 31 mars à Orléans. Le Loiret, qui rassemble 75 entreprises de la parfumerie-cosmétique, gagne en notoriété. Entretien avec Bruno Rousselet, directeur de l’ADEL.       Quelle est l’im... Le 2e congrès COSM’ Innov aura lieu les 30 et 31 mars à Orléans. Le Loiret, qui rassemble 75 entreprises de la parfumerie-cosmétique, gagne en notoriété. Entretien avec Bruno Rousselet, directeur de l’ADEL. Quelle est l’importance du congrès Cosm’Innov pour les entreprises du Loiret ? Nous sommes partis de zéro. L’idée c’était de positionner une manifestation de qualité, avec des conférences en anglais, qui réunit les plus grandes connaissances scientifiques de cosmétologie, sachant que nous sommes en concurrence avec des manifestations bien installées ayant pour cadre des villes prestigieuses ! Nous sommes plus modestes mais au coeur de la Cosmetic Valley nous réussissons à rassembler entre 250 et 300 participants, avec 20 nationalités différentes. La 2e édition marquera l’ancrage d’une manifestation qui acquiert ses lettres de noblesse. Il ne reste plus qu’à pérenniser. En quoi le Loiret se distingue des 8 autres départements de la Cosmetic Valley ? Aujourd’hui, le pôle cosmétique réunit trois régions, le Centre, l’Ile-de-France et la Haute-Normandie. La colonne vertébrale, c’est l’Eure-et-Loir et le Loiret. Le Loiret concentre sur son territoire 75 entreprises appartenant au secteur de la Parfumerie- Cosmétique : des industriels de renommée mondiale, mais aussi de nombreux sous-traitants sans oublier les laboratoires de recherche privés ou publics. La cosmétique, secteur d’excellence du Loiret, reste un formidable porte-drapeau en terme de marketing territorial. En matière d’innovation, quelle est la richesse du Loiret ? C’est notre différence par rapport à l’Eure et- Loir. Il y a de nombreuses compétences dans le Loiret et à Orléans nous rassemblons des laboratoires tels que l’Institut de Chimie Organique et Analytique (ICOA), le Centre de Biophysique Moléculaire ou encore le Centre de Recherche sur la Matière Divisée (CRMD). Nous essayons de renforcer la Recherche, même si Orléans est déjà la capitale de la R&D. Une des réussites de la Cosmetic Valley c’est de réunir autour d’une table des entreprises potentiellement concurrentes sur des marchés mondiaux. Chacun marque son territoire mais sur des troncs communs, de Recherche, de formation et de recrutement, nous avons des gens qui échangent et peuvent mutualiser leurs moyens. Comment se porte le secteur ? En 2009, l’heure était à faire tourner les outils existants. Mais des entreprises comme Shiseido à Gien ont investi pour se développer. Et le centre Hélios de LVMH Recherche, comprenant 16 500 m2 de surface de laboratoires destinés à la R&D, devrait être opérationnel en 2012. C’est un secteur relativement «épargné par la crise», très porteur pour l’économie et drainant aussi bien des fabricants de flacons que des logisticiens. De nouvelles implantations d’entreprises sont-elles prévues ? Il y a des dossiers en cours, avec notamment des contacts chinois, coréens ou japonais. Mais ils ne pourront créer une unité de production dans le Loiret que lorsqu’ils auront atteint un certain niveau de ventes. Le travail de l’Agence de développement économique du Loiret (ADEL) c’est de leur montrer, le cas échéant, que dans le Loiret il y a tout ce qu’il faut pour se développer dans la cosmétique ! Le secteur est-il à l’abri des délocalisations ? On ne peut pas parler de délocalisation. C’est le principal avantage de la Cosmetic Valley et c’est d’ailleurs l’inverse qui se passe. Demain, des Coréens ou peut-être des Brésiliens vont venir chercher le «made in France», signe d’une certaine éthique et d’un savoir-faire.

Voir l'article complet