Beauté et relaxation ne connaissent par la crise 0
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Publié le vendredi 07 mai 2010 par : Tribune

Catégories : Actualités

 Bien-être, modelage, gommage, depuis plusieurs années ce secteur d’activités est en plein essor. Un boom que les analystes n’avaient pas vu venir mais les professionnels l’ont bien senti. En 5 ans, les installations et ouverture... Bien-être, modelage, gommage, depuis plusieurs années ce secteur d’activités est en plein essor. Un boom que les analystes n’avaient pas vu venir mais les professionnels l’ont bien senti. En 5 ans, les installations et ouvertures d’enseignes en Indre-et-Loire ont connu une croissance à deux chiffres. A l’Observatoire Économique des Territoires de Touraine, on note un véritable engouement. Même les petites commune du département ont un cabinet d’esthétique. Ainsi, massages draînants et soins aux pierres chaudes sont accessibles au risques que les techniques soient parfois hésitantes faute de formation. «En 2004, le département comptait 210 établissements recensés dans la catégorie “esthétique et soins corporels”. En 2009, ce chiffre est passé à 242 soit une augmentation de plus de 15%. Côtés emplois, de 174 salariés en 2004, on est passé à 243 en 5 ans» explique Laure Berthelemy, chargée d’études. Mais pour se lancer dans un contexte économique encore difficile et morose, il faut avoir les reins solides et ne pas faire de la beauté un produit discount au risque de décrédibiliser le savoir-faire et la prestation. Au culte de l’apparence et de l’image, s‘ajoute aujourd’hui une recherche du bien-être intérieur. Au diable l’avarice pourvu que l’on soit beau et apaisé. Si les instituts de beauté ont longtemps été très féminins, la tendance change. Les industriels le savent : aujourd’hui les hommes sont prêts à dépenser de coquettes sommes pour se faire plaisir et s’entretenir, ce marché est promis à un bel avenir. Chez Esthetic City, installé à Tours depuis 3 ans, à l’approche de l’été les cabines de soin ne désemplissent pas. Stéphanie Faisi, esthéticienne, explique «ces derniers temps, nous avons vraiment vu une tendance se dégager. Nous nous américanisons dans notre rappor t au corps et à l’image. Aujourd’hui ce qui marche très fort c’est l’onglerie et les soins du corps, quelques soient les âges et les sexes tout le monde y vient comme l’épilation à la lumière pulsée par exemple » et d’ajouter «chez nous le panier moyen [avec abonnement] est compris entre 60 et 80€ par mois». Si les produits GUINOT restent la référence en matière d’esthétique en salon, les produits «bio» respectueux de l’environnement aux emballages écologiques sont dans le vent. là aussi, le marché est porteur. Du côté des Océades à Joué-lès-Tours, la tendance est légèrement différente. Pour Laurent Huguet, le gérant du centre, « les clients sont plus dans une recherche de quiétude et de sérénité même si avant les grandes vacances les cures d'amincissement marchent très bien. Pour nous, les soins et les demandes ont plus un accent asiatique synonyme de relaxation et de bien-être». Depuis quelques année, ce temple de la remise en forme constate une démocratisation dans l’accès aux soins : «Les bons cadeaux et les coffrets ont dynamisé notre activité et amené vers nos centres une nouvelle clientèle. Si l’on souhaite faire plaisir à un proche, on offrira d’avantage un soin détente à la car te, les instants bien-être sont très tendance». Ainsi, la conjoncture ne serait pas étrangère au développement de cette activité. En période de crise le public souhaite se faire plaisir, une recherche du bonheur immédiat pour lequel il ne regarde pas à la dépense. Suivant les soins et leur durée, comptez environ 30€ pour un massage simple du dos, et jusqu’à 150€ pour un soin complet aux parfums exotiques. A raison d’une à deux séances par mois, s’offrir du plaisir devient un luxe. Un luxe devant lequel pourtant les clients ne reculent pas au regard des carnets de rendez-vous de certains cabinets. La petite entreprise ne connaît donc pas la crise. Surfer sur la vague du plaisir : oui, mais attention à ne pas boire la tasse. G.R.

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