Baignade en Loire : attendion dangers ! 0
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Publié le jeudi 24 juin 2010 par : Tribune

Catégories : société

 En été, la Loire est fréquentée par les amateurs de loisirs aquatiques. S’il n’y a pas d’arrêté préfectoral interdisant de se baigner dans la Loire, les communes l’interdisent. Les pompiers interviennent...

En été, la Loire est fréquentée par les amateurs de loisirs aquatiques. S’il n’y a pas d’arrêté préfectoral interdisant de se baigner dans la Loire, les communes l’interdisent. Les pompiers interviennent pourtant régulièrement pour des prises de risques inconsidérées.

La Loire, fleuve sauvage par excellence, n’est pas un long fleuve tranquille… Pourtant chaque été, lorsque la température grimpe, familles et enfants viennent s’y rafraîchir, en pratiquant des activités nautiques et, parfois, en s’y baignant sans tenir compte des interdits. C’est le cas notamment à la pointe de Courpain, située à la confluence du Loiret et de la Loire à St-Pryvé-St-Mesmin où, dès qu’il fait chaud, il n’est pas rare de voir des baigneurs. Or, s’il n’existe pas d’arrêté préfectoral interdisant la baignade en Loire, les arrêtés municipaux en vigueur à Mareau-aux- Prés et St-Pryvé-St-Mesmin permettent aux communes de se couvrir et de dissuader la majorité des baigneurs. Mais pas tous.... Le nombre d’accidents graves reste heureusement limité (lire encadré) mais les risques existent. D’une part, parce que le débit de la Loire(1) peut varier rapidement du simple au double. D’autre part, en raison des fonds changeants, de quelques centimètres à plusieurs mètres. «Même nous qui plongeons régulièrement, nous réussissons par nous faire surprendre, notamment par des trous d’eau», reconnaît le capitaine Dominique Dolléans, conseiller technique zonal en matière de secours subaquatiques du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). «La Loire charrie beaucoup de sable et on voit apparaître des grèves avec de nombreux risques», rappelle le pompier plongeur. Les «culs de grève», dans le jargon, sont prisés pour les pique-niques, sauf que le sable est un piège : «ce n’est pas à tous les coups mais en aval de l’île, le sable n’est pas compacté et se dérobe facilement, avec la possibilité de se noyer avec le choc thermique. Le nombre d’interventions est très variables selon les années, mais il ne se passe pas un été sans que nous intervenions!» Les lieux les plus dangereux ? «Il n’y a pas d’endroit en particulier, disons les lieux fréquentés, là où c’est accessible, comme à Bou ou entre la Chapelle-St-Mesmin et Meung-sur-Loire.» Autre problème posé par les zones de baignades non autorisées : la qualité de l’eau non contrôlée et les risques bactériologiques. Jusqu’à 2008, des analyses étaient pratiquées dans les zones fréquentées, même interdites. Ce n’est plus le cas car cette pratique pouvait être interprétée comme une incitation à la baignade et mettre en cause la responsabilité du maire, selon l’Agence régionale de Santé (ARS). Reste que la pratique du canoë et d’autres activités nautiques est autorisée «à condition d’être un bon nageur et, quel que soit le niveau, de porter un gilet de sauvetage», insiste Dominique Dolléans, spécialement là où les courants sont les plus violents. Pour les moins téméraires, il n’y a pas de risque à se mouiller jusqu’aux genoux depuis la plage de l’Ile-Arrault à Orléans «ensuite le fond reste mouvant, il n’est pas possible de dire qu’il n’y a aucun risque sous prétexte qu’on connaît bien», assure Dominique Dolléans. La baignade sur l’île Charlemagne reste la meilleure solution. Les derniers prélèvements effectués révèlent, en date du 9 juin 2010, une eau de bonne qualité, selon le site Internet «Baignades» du ministère de la Santé (baignades.sante.gouv.fr).


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