«Avec un courtier, le client n'a rien à faire !» 0
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Publié le vendredi 19 mars 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Un acquéreur sur quatre a recours à un courtier pour monter son projet immobilier. Entretien avec Carine Vincent, gérante des agences Cafpi (n°1 du secteur) à Orléans et Bourges.       Quel est l’intérêt de passer par un courtier plutôt qu&... Un acquéreur sur quatre a recours à un courtier pour monter son projet immobilier. Entretien avec Carine Vincent, gérante des agences Cafpi (n°1 du secteur) à Orléans et Bourges. Quel est l’intérêt de passer par un courtier plutôt qu’une banque pour obtenir un crédit immobilier ? En venant nous voir, le client n’a rien à faire ! Nous montons le dossier et nous démarchons les banques. Nous disposons de taux préférentiels, prénégociés au niveau national auprès de quasiment toutes les banques. Ensuite, localement, suivant s’il y a de l’apport ou non, selon la qualité du dossier, nous pouvons obtenir davantage. C’est le jeu de la concurrence. Pour le seul taux du crédit, nous sommes inférieurs de 0,30 à 0,50 points par rapport à la base. En ce moment, pour un prêt sur 20 ans, nous proposons un taux à 3,60 contre 4,20 en moyenne dans un banque. Comment faites-vous pour proposer un taux d’emprunt plus compétitif que les banques ? Nous mettons en concurrence les banques et ensuite nous comparons le taux mais aussi les frais de garantie, les frais de dossier, les assurances décès invalidité et les avantages tels que les frais de remboursement anticipé, la modulation du crédit... En moyenne, nous sollicitons six banques par dossier. Leur intérêt est évident : un client emmené est égale à un compte ouvert, une carte bancaire, une assurance habitation, etc... Cela génère du flux et lorsqu’elles captent de nouveaux clients cela leur permet de gagner en parts de marché. Combien cela coûte de passer par votre intermédiaire ? C’est un pourcentage calculé par rapport au montant de l’emprunt (ndlr : entre 1 et 2%). Mais ça ne coûte rien au client car le pourcentage est inclus dans l’emprunt. Il n’a rien à sortir de sa poche ! Sur un bien de 150 000€, le gain sera de 10 000€. La majorité de nos financements se font sans apport, sur des durées de prêt entre 20 et 25 ans pour une résidence principal. Et pas la peine d’être en CDI, un couple en intérim dans le milieu hospitalier par exemple, c’est tapis rouge ! La crise n’a-t-elle pas plombé votre activité ? Non, nous avons fait une bonne année 2009, malgré la baisse des transactions immobilières. Les banques ont pris moins de risque mais ce n’est pas un mal. Nous sommes revenus sur des choses plus raisonnables. Il n’y aurait pas eu la crise, nous serions allés dans le mur ! Aujourd’hui, on voit des gens qui ont préparé leur projet, en mettant de l’argent de côté ou en présentant des comptes très propres. Recommandez-vous les taux variables ? L’an dernier, ils étaient plus élevés donc moins intéressants mais ils sont revenus fortement sur le marché ! Aujourd’hui, les taux variables sont capés, c’est-à-dire limités à la hausse comme à la baisse, ce qui minimise la notion de risque même s’ils sont révisés une fois par an à la date anniversaire selon le taux de référence Euribor. La majorité des crédits sont à taux fixe mais nous faisons de plus en plus de taux variables. Quel analyse faites-vous du marché de l’immobilier à Orléans ? Il redémarre ! Nous avons beaucoup de demandes d’enveloppe, c’est-à-dire de gens qui viennent nous voir pour savoir combien ils peuvent emprunter. On sent un redémarrage.

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