Avec le printemps, le grand retour des allergies au pollen 0
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Publié le jeudi 01 avril 2010 par : Tribune

Catégories : société

 atchoum... C'est le printemps. La pollinisation repart, et avec elles les éternuements, les rhinites et les conjonctivites. Il fait sortir les mouchoirs, chatouille nos narines et irrite les yeux. Le pollen est de retour. Après le bouleau, en avr... atchoum... C'est le printemps. La pollinisation repart, et avec elles les éternuements, les rhinites et les conjonctivites. Il fait sortir les mouchoirs, chatouille nos narines et irrite les yeux. Le pollen est de retour. Après le bouleau, en avril, le pollen des graminées est attendu pour le mois de mai. La gêne causée, chez les allergiques, peut néanmoins être limitée, mais il faut adopter les bons réflexes dès l'arrivée des beaux jours, met en garde le responsable de l'unité d'allergologie du CHRU de Tours, Cyril Hoareau. Chaque année, la nature fixe seule son calendrier de pollinisation. Après le pollen des arbres et des herbes (l'aulne, le bouleau, le noisetier...), généralement en mars-avril, vient le temps des graminées (blé, orges, céréales fourragères), peu avant l'été. La météo joue un rôle essentiel dans une éventuelle accélération du processus. « Le fait qu'il fasse froid ou pas importe peu. Par contre, il faut qu'il y ait suffisamment d'humidité et de soleil pour que la pollinisation se fasse. L'idéal est qu'il pleuve un peu pour plaquer le pollen au sol et pour éviter sa suspension qui cause les symptômes chez les allergiques » précise Cyril Hoareau. Dès que plusieurs journées de beau temps s'enchaînent consécutivement, comme nous l'avons constaté en Touraine il y a dix jours, les allergiques repartent pour de nouvelles crises saisonnières. « Asthme ou gêne respiratoire, rhinite allergique, conjonctivite : parfois, certains patients cumulent même les trois symptômes. Mais dans l'ensemble, il n'y a pas de malaise grave, contrairement aux allergies alimentaires, par exemple » explique Cyril Hoareau. Quelles précautions doit-on prendre pour éviter les crises ? « Limiter les séjours à la campagne par beau temps et grand vent, éviter de tondre la pelouse, ne pas faire sécher son linge à l'extérieur... » sont autant de conseils que l'association Asthme et allergies préconise. Naît t-on allergique ? « Non, mais avec un terrain allergique. Les allergies peuvent très bien se déclarer à deux, 18 ou 30 ans, et on ne comprend pas tout. Par exemple, pour éviter de devenir allergique, il est préférable d'être en contact avec l'allergène. Vivre avec un chat ne rend pas forcément plus allergique, au contraire, c'est une fois l'animal parti que l'allergie peut se déclarer » pense l'hospitalouniversitaire Cyril Horeau. Depuis trente ans, les maladies allergènes ont été multipliées par trois et les infectieuses ont baissé d'autant. Notre système immunitaire, évoluant dans un environnement de moins en moins bactériologique, est plus enclin à réagir aux allergies. C'est en cela que les maladies allergènes constituent un nouveau combat pour la recherche scientifique. Claire Robin

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