Animaux de compagnie: les solutions de garde pour l’été 0
Publié le mercredi 13 juillet 2011 par : Tribune
60 000 chiens et chats risquent l’abandon en France pendant la période des grandes vacances estivales. Pourtant, de nombreuses solutions de garde existent. La SPA du Loiret n’enregistre d’ailleurs pas d’arrivées massives en ce début d’été.
Selon 30 millions d’amis, 60 000 chiens et de chats sont abandonnés chaque été, soit 60% des abandons annuels. «Les chiffres des arrivées au refuge sont assez constants et il n’y a pas de pic particulièrement notable au moment des départs en vacances estivaux», relativise Alexandra Chauveau, responsable de la SPA de Chilleurs-aux-Bois.
«Et ces arrivées sont en générales compensées par les adoptions». Ainsi, aux mois de mai et juin de cette année, ce sont une cinquantaine de chiens et une trentaine de chats qui sont entrés dans le refuge, pour autant de sorties. Des chiffres sensiblement identiques à ceux de l’année dernière.
Par ailleurs, les causes d’abandons ne concernent pas seulement les départs en vacances , mais peuvent être liées à un divorce, un déménagement, la naissance d’un enfant, un engagement irréfléchi ou encore le problème comportemental d’un animal...
Les solutions se sont en outre multipliées pour faire garder son animal préféré pendant les vacances, indépendamment, bien sûr, d’emmener Pompon, Minette et Casimir au bord de la mer. Les amis, la famille ou les voisins peuvent faire office de famille d’accueil, mais il est aussi possible de placer son animal dans une pension...mais pas n’importe laquelle ! «L’animal a pris une place importante dans la société. Alors, nous faisons tout pour que le client parte en vacances tranquille, en proposant un service de qualité», vante Marie-Laure Brinon, propriétaire du chenil «les Chevalliers», à Jargeau. Pour placer son animal, les tarifs sont variables en fonction de la structure, de la taille de l’animal et du type d’enclos, mais il faut compter en moyennepour une pension complète, 15€ par jour pour un chien et 12€ pour un chat. «Il ne faut jamais laisser son animal aux portes d’un chenil sans savoir ce qu’il y a à l’intérieur.
Il est important de repérer les lieux pour avoir une idée du sérieux de l’établissement» conseille Marie-Laure Brinon.
Autre indice: les structures offrant les meilleures services sont en générales complètes avant la fin du mois de juin, pour une pension en juillet ou août. Il est donc conseillé de réserver sa place dès les mois d’avril ou mai si possible. «Avec la crise, les gens essaient au maximum de faire garder leurs animaux et repoussent les réservations de plus en plus tard pour essayer de trouver d’autres solutions», relativise cependant Christian Aussel, du chenil «Saint-Maurice» à Saint-Maurice-sur-Fessard. La durée moyenne du séjour d’un animal est d’une semaine. «Dans l’ensemble, le moral des animaux est bons. Il y a en même qui pleurent quand ils partent», sourit Christian Aussel.
Malgré ces possibilités de garde, l’abandon reste un acte trop fréquent, au vu du remplissage des refuges et des fourrières. «Nous sommes appelés tous les jours pour des chiens et des chats de toutes races et de tous âges. Il y a des gens qui en arrivent même à abandonner des chiens de pur race, alors qu’ils coûtent plus de 1 000€ à l’achat», regrette Alexandra Chauveau. Autre problème : celui des chats non stérilisés, avec de nombreux abandons de chatons non désirés.
L’adoption, quant à elle, coûte entre 130 et 150€ pour un chien et 90€ pour un chat, les animaux étant stérilisés, vaccinés, identifiés. «L’adoption n’est pas qu’un coup de coeur, c’est aussi un engagement.
C’est pour cela que nous prenons le temps de discuter avec les personnes pour bien leur faire comprendre la valeur de l’engagement que représente une adoption», explique la directrice de la SPA du Loiret, qui pointe le manque de bénévoles au sein des refuges. D’autant que la structure ne touche aucune aide de l’État pour son fonctionnement. Reste les associations telles que 30 millions d’amis, très actives pour soutenir les refuges : l’année dernière, l’association a débloqué près d’un million d’euros pour aider 250 refuges à payer leurs factures.
JÉRÉMY PARARD
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