Anciennes carrières : un sous-sol sous haute surveillance 0
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Publié le jeudi 27 novembre 2008 par : Tribune

Catégories : environnement

Si Orléans était un fromage, il s'agirait à coup sûr d'une meule d'emmental. Car c'est peu dire que son sous-sol se trouve parsemé, truffé même, d'anciennes carrières. «toutes sont au Nord de la Loire et leur profondeur augmente au fur et à mes...

Si Orléans était un fromage, il s'agirait à coup sûr d'une meule d'emmental. Car c'est peu dire que son sous-sol se trouve parsemé, truffé même, d'anciennes carrières. «toutes sont au Nord de la Loire et leur profondeur augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne du fleuve, pour suivre le banc calcaire qu'on y exploitait», décrit Imed Ksibi à la Direction du Développement durable de la mairie. Combien sont-elles au juste ? L'Atlas des carrières souterraines connues et recensées d'Orléans «en comptabilise entre 450 et 500», fait savoir le technicien cité. Encore ce document ne concerne t-il «que les cavités visitables» et identifiées par des documents d'archives. Le problème est que ces derniers ont en partie brûlé lors des deux bombardements qui en 1940 et 1944, ont meurtri la cité johannique. Et depuis que leur exploitation a cessé il y a près d'un siècle, nombreuses sont les carrières qui ont été condamnées, disparaissant ainsi de la mémoire collective. Tant et si bien qu'Imed Ksibi estime «guère étonnante» la probabilité d'après laquelle Orléans compte «entre 700 et 800» de ces cavités. Un héritage, certes, mais aussi une lourde charge sur les épaules de la commune. Même maîtrisés, les risques d'effondrement existent en effet bel et bien. Jamais encore «il n'y a eu de maisons écroulées», tempère t-on à la direction du Développement durable d'Orléans.


Voir l'article complet