Amédée Bricolo : «je revendique le nom de clown» 0
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Publié le jeudi 01 avril 2010 par : Tribune

Catégories : Actualités

 L’Espace George Sand à Chécy a décidé de proposer au public un coup de coeur, du dimanche 4 au dimanche 11 avril, à Amédée Bricolo, alias Christian Massas, 51 ans, comédien et metteur en scène de l’Orléanais, connu pour son théâtre bu... L’Espace George Sand à Chécy a décidé de proposer au public un coup de coeur, du dimanche 4 au dimanche 11 avril, à Amédée Bricolo, alias Christian Massas, 51 ans, comédien et metteur en scène de l’Orléanais, connu pour son théâtre burlesque. Cinq spectacles seront proposés : “Recueil”, “Drôle d’oiseau”, “Tête en l’air”, “Nécromédie”, “L’empoteur empoté”. Comment a été réalisée la sélection de spectacles ? J’avais joué l’un d’eux il y a quelques temps, j’en prépare un autre qui ne sera pas prêt pour cette période : il en restait donc cinq. C’est excitant et en même temps inquiétant car cela demande de changer de climat pour chaque spectacle. Les gens vont pouvoir assister à un voyage dans le temps et au vieillissement d’un jeune clown. On fait mieux le clown en vieillissant car on a plus de recul sur la vie. Cela fait 35 ans que je persiste et signe ! Comment êtes-vous devenu comédien et clown ? Je suis un enfant de la Loire d’Orléans, né dans un milieu modeste où la culture n’avait pas sa place. Vers 17-18 ans, je traînais avec mes frères et suis passé devant le vieux théâtre d’Orléans où se jouait “Six personnag es en quête d’auteur” de Pirandello. Une dame est sortie à ce moment et nous a proposé d’entrer. C’est comme cela que j’ai été ébloui par le théâtre. J’ai fait de la comptabilité parce qu’il fallait que je fasse un métier pour vivre et j’ai finalement tout abandonné pour le spectacle. Je me suis un peu exporté à travers l’Europe mais suis finalement revenu. Vous revendiquez le nom de clown. Pourquoi ? Même si je ne porte quasiment pas de nez rouge, j’y ai autant le droit que le clown de Mac Donald’s. J’aime ce mot car il est populaire, surtout en cette période où la culture est considérée comme élitiste. Il n’y a que 5 à 8% des gens qui vont voir des spectacles! Sur quoi portera votre prochain spectacle ? La littérature. Je m’attaque au plus grand auteur francophone vivant pour la scène : Novarina. C’est l’écrivain François Bon qui me l’a fait rencontrer. Je vais l’associer à l’auteur Gherasim Luca. Je n’avais pas envie d’écrire du burlesque façon Amédée. Je veux me servir de mon métier burlesque de clown pour faire entendre un texte contemporain. Je voudrais être un passeur de littérature par mon jeu.

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