Adon : chapelle en péril ! 0
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Publié le jeudi 15 juillet 2010 par : Tribune

Catégories : société

 L’oratoire carolingien le plus célèbre dans le département est Germigny-des-Prés mais il reste d’autres trésors dans le département, moins connus et parfois en péril comme la chapelle Sainte-Berthe à Adon.       La chapelle Sainte-Ber... L’oratoire carolingien le plus célèbre dans le département est Germigny-des-Prés mais il reste d’autres trésors dans le département, moins connus et parfois en péril comme la chapelle Sainte-Berthe à Adon. La chapelle Sainte-Berthe, témoignage des premiers temps du christianisme, daterait du VIIe siècle et aurait été construite par la congrégation de Saint-Germain L’Auxerrois. Le toit date du XVe siècle et le choeur est préroman. La chapelle était consacrée à Sainte-Bathilde, populairement appelée Sainte- Berthe. Elle possède à proximité une source et était un lieu de pèlerinage en période de sécheresse. Depuis près de 100 ans, l’édifice n’est plus entretenu. Problème : Sainte-Berthe se trouve à Adon mais sur un domaine privé qui a appartenu à Marcel Boussac. Elle est aujourd’hui entre les mains de la société de Mivoisin, derrière laquelle on retrouve la famille d’industriels Schlumberger. Cela n’empêche pas les habitants d’être attachés à Sainte- Berthe, «qui a toujours été un lieu de promenade. Elle a un intérêt culturel et cultuel», témoigne Philippe Coignet, maire d’Adon. On raconte que Jeanne d’Arc aurait prié dans Sainte- Berthe lors de son passage. Mais la commune de 170 habitants n’a pas les moyens d’acheter ni d’entretenir la chapelle, qui n’a jamais fait jusqu’à présent l’objet d’un classement. Le sort de la chapelle d’Adon a ému des élus au-delà du canton. Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, il y a quelques années, a été interpellé par Guy Separi, l’ancien maire de la commune et a pu constater la beauté du lieu et sa décrépitude. «Elle pourrait rentrer dans le cadre du mécénat si elle était dans le domaine public ! Au titre de la réserve parlementaire, je pourrais débloquer des fonds», indique Jean-Pierre Sueur. Des négociations ont eu lieu entre la mairie et la famille Schlumberger pour récupérer la chapelle mais restent jusqu’à présent sans succès. Depuis le début de l’année, le dossier se trouve entre les mains de la communauté de communes de Briare, chargée du patrimoine et à laquelle appartient Adon. «C’est un espoir de plus», commente Georges Mardon, troisième adjoint d’Adon, en charge du patrimoine. Inquiet, il ne sait pas si l’entretien et la gestion de la chapelle seront du ressort de sa commune qui a déjà du mal à entretenir son église. D’autres édifices remarquables mais pas assez connus du département ont pu être restaurés grâce à une mobilisation des collectivités. C’est le cas des peintures murales du XIVe siècle de l’église de Chevry-sous-le-Bignon. Pour l’heure, Sainte-Berthe est en proie aux tags et aux ronces.

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