A quand un vrai périphérique pour l'agglomération de Tours ? 0
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Publié le vendredi 22 mai 2009 par : Tribune

Catégories : société

L'agglomération de Tours n'a pas de véritable ceinture routière pour assurer son développement économique et social. Selon Alain Kerbriand-Postic, vice-président du Conseil Général, chargé notamment des infrastructures routières et du développemen... L'agglomération de Tours n'a pas de véritable ceinture routière pour assurer son développement économique et social. Selon Alain Kerbriand-Postic, vice-président du Conseil Général, chargé notamment des infrastructures routières et du développement durable, « il faut essayer de se projeter dans les 15-20 ans qui viennent, Tours est une agglomération qui tend à devenir une métropole ». Le périphérique nord-ouest entre La Riche et La Membrolle sera achevé en 2011. Son prolongement, le périphérique nord, est devenu une priorité du Conseil Général pour absorber les quelques 25 000 véhicules par jour qui arriveront sur le triangle Mettray, St-Cyr-sur-Loire, Tours... Les problèmes de circulation sont déjà sérieux dans ce secteur. Mais, il s'agit de ne pas faire n'importe quoi dans la précipitation. La concertation qui vient d'être lancée porte notamment sur les trois possibles tracés, le premier vers le nord et Chanceaux-sur-Choisille, les deux autres en direction de Notre-Dame-d'Oé. Pour autant, il manque quelques informations essentielles : le projet de contournement de Tours à l'est par l'A10 bis n'est pas encore inscrit au schéma routier national, et le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l'agglomération n'est pas encore terminé. « On peut toujours dire que c'est trop tôt de lancer cette consultation mais il y a quand même un besoin, car il y a déjà des étranglements dans un certain nombre d'endroits, explique Alain Kerbriand-Postic. Le Conseil général a aussi lancé cette concertation pour voir les évolutions possibles. On a pas d'idée préconçue. Des associations nous disent qu'un autre tracé est possible, on a dit aussi qu'on prendrait en compte une hypothèse sans périphérique, en étudiant les possibilités de l'intermodalité. » Les résultats de cette concertation sont très attendus par les élus du nord de l'agglomération, comme Jean-Luc Galliot, le maire de Notre-Dame- D'oé, qui juge que les deux tracés traversant sa commune ne sont d'aucune utilité. « L'avenue du Danemark entre St-Cyr-sur-Loire et l'entrée de l'A10 près de la Loire, c'est déjà le périphériquenord de Tours. Ils veulent en faire un deuxième et ils prévoient des tracés complètement dépassés qui ne résoudront rien ». Les deux tracés en cause se raccorderont en effet à l'ancienne nationale 10, « cette route et les villages alentours sont déjà saturés de voitures, explique Jean-Luc Galliot. D'autre part, les deux tracés proposés sur Notre- Dame-d'Oé vont impacter 500 habitations, alors que le troisième tracé en direction du nord et de l'A28 ne concerne qu'une centaine d'habitations. C'est aussi le seul tracé qui prend en compte le développement futur du nord de la Touraine, en permettant un débouché vers Le Mans d'un coté et la future A10 bis de l'autre ». Mais là, l'opposition est forte, notamment à Chanceaux-sur-Choisille et à St-Cyr-sur-Loire... Autre écueil pour ce tracé plein nord : le raccordement à l'A28 qui obligerait les collectivités à racheter une barrière de péage pour environ 160 millions d'euros. Récemment, le préfet d'Indre-et-Loire s'est prononcé contre cette solution. Quant au tracé le plus au sud de Notre- Dame-d'Oé, en pleine zone urbanisé, il est aussi très controversé. Reste le vecteur médian... Pour l'association écologiste SEPANT, ne pas construire le périphérique-nord serait la solution idéale. Selon son président Michel Durand, « il faut impérativement un schéma de développement des transports en commun sur le département. Aujourd'hui, il n'y a pas de coordination entre les opérateurs et il n'existe pas de projet commun pour s'appuyer sur l'étoile ferroviaire. Or, nous avons plusieurs arguments contre ce périphérique nord : l'impact environnemental, l'offre de pétrole qui est en baisse, et la décroissance du trafic automobile. Avant tout schéma d'aménagement, il faut faire un diagnostic. Les collectivités qui veulent prolonger les équipements actuels ont choisi la solution de facilité ». Une chose est sûre, le Conseil général veillera à la dépense, « on veut une structure moins coûteuse que le périphérique nord-ouest (estimé à 147,5 millions euros en 2001, il coûtera en réalité 175 millions)... avec des infrastructures moins lourdes ». Le périphérique nord devrait coûter environ 100 millions d'euros pour 5,5 à 7,5 kilomètres de route. Si la décision politique est prise rapidement après la concertation, l'enquête publique pourra être lancée dès 2010.

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