4 avec le mort : 3 sur scène avec les souvenirs d'une vie 0
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Publié le jeudi 14 janvier 2010 par : Tribune

 Ils sont donc quatre, si l’on compte le mort qui est dans la pièce à côté. Trois sur scène, dans un huis clos mortuaire pour veiller le défunt qui est le père. Hirta et Dun sont ses enfants, Boreray sa bellefille et l’amie d’enf... Ils sont donc quatre, si l’on compte le mort qui est dans la pièce à côté. Trois sur scène, dans un huis clos mortuaire pour veiller le défunt qui est le père. Hirta et Dun sont ses enfants, Boreray sa bellefille et l’amie d’enfance de Hirta. Les trois personnages évoquent leur vie, leurs souvenirs avec le mort. Entre eux, ils se mettent à nu et se retrouvent seuls, chacun face à soi-même et face aux liens entretenus avec les deux autres. Devant le mort, la veillée prend des allures de retour en arrière, au temps de l'enfance et de tous les possibles.

Une façon de mesurer les gouffres intimes. Revisitant le sens de l’existence, les personnages tombent les masques en quatorze courtes scènes. Ils se livrent et règlent leurs comptes, sans pour autant se diviser. On se griffe mais sans se déchirer, on reste dans la retenue à cause de la proximité du défunt, et la tension se traduit dans le langage et sa musicalité. Le rythme de la poésie scénique devient le ciment, la base de la pièce. « Dans cette mise à nu, pour tenter de continuer, chacun franchit une étape, va à sa limite puis reprend sa place initiale, mais pas tout à fait. Approcher plus près la coque intérieure de trois êtres, quand cette protection un instant cesse, à cause du corps qu’on veille, dans la pièce à côté. Se chercher soi-même, choisir que le temps du théâtre soit le temps de cette explication personnelle » explique François Bon. Jeudi 14 janvier, de 15h à 16h30, Dominique Viart, professeur de littérature moderne et contemporaine à l’Université de Lille III, analysera l’oeuvre de François Bon au Nouvel Olympia et sera présent aux côtés de l’équipe artistique pour rencontrer le public à l’issue de la représentation.

Julie Girault

Compagnie de la lune blanche. Mise en scène et scénographie de Jean-Michel Rivinoff. Jeudi 14 janvier, à 19h suivi d'une rencontre avec le public, mercredi 13 et vendredi 15 janvier à 20h, au Nouvel Olympia, 7, rue de Lucé à Tours. Tarifs : de 7 à 19 €. Tél. 02 47 64 50 50.


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