18 bornes WiFi pour surfer gratuitement ! 0
Publié le vendredi 18 juin 2010 par : Tribune
A partir du 21 juin,
18 «hot spots» permettront de se
connecter à Internet sans fil dans
les parcs, places et jardins publics
de la ville. Un service «gratuit»,
accessible six heures d’affilée, aux
horaires d’ouverture des parcs.
L’opposition regrette que certains
quartiers ne soient pas couverts.
Orléans rejoint les villes branchées en
proposant le WiFi (1) gratuit dans la rue !
Pour se connecter, rien de plus simple
à condition de posséder un téléphone portable.
Il suffit de «balayer» les réseaux WiFi disponibles
et de sélection le réseau «wifi_Orleans» puis de
s’inscrire en saisissant son numéro de téléphone
portable et, ensuite, le mot de passe reçu par
SMS.
La municipalité a choisi de retenir la société
indépendante SRTC, basée à St-Jean-de-Braye,
pour couvrir et assurer l’exploitation de son
réseau sans fil. Moyennant un investissement de
70 000€ et un coût de fonctionnement annuel
de 2000€ par site (2), 18 points WiFi seront
accessibles à partir de lundi 21 juin prochain, avec
un débit minimal de «4 Mbits/s partagé sur chaque
site», dans la limite de 200 connexions simultanées.
«On va se débrouiller pour que le streaming (3) soit
fluide», assure Olivier Carré, député (UMP) et 1er
adjoint à l’urbanisme d’Orléans. A cette échelle,
c’est une première en région Centre, mais
l’initiative existe déjà dans plusieurs grandes
villes à Paris, Lyon ou encore Clermont-Ferrand.
En complément des lieux privés déjà couverts
par le WiFi, à l’image de la gare SNCF, de la
place du Martroi et de plusieurs hôtels et barsrestaurants,
la Ville d’Orléans a jugé «utile pour les
Orléanais», selon Olivier Carré, de proposer un
service gratuit et facile d’utilisation, comme c’est
déjà le cas dans bon nombre de grandes villes
européennes, via 18 espaces publics différents
(lire encadré) : «nous avons surtout retenu ceux qui
sont très fréquentés, avec une densité importante
de jeunes.» Le service sera disponible 6h d’affilée
mais aux seuls horaires d’ouverture des parcs et
lieux publics : «nous ne pouvions pas 24/24, sinon
nous serions entrés en concurrence avec les boxs»,
explique Olivier Carré, qui souligne «un geste
du maire» pour la gratuité «car ce sont souvent
les moins de 30 ans qui ont le moins de moyens
financiers». «Nous voulons amener Orléans en tête
des villes européennes sur le numérique», ajoute
Olivier Carré, «le WiFi va créer une émulation, l’idée
c’est d’aller là où il y a une carence du privé, avant
même l’arrivée de la fibre optique», prévue d’ici
fin 2012. Corinne Leveleux-Teixeira, conseillère
municipale (PS), salue la «bonne» initiative mais
regrette «qu’il y ait peu de bornes dans les quartiers,
c’est dommage de ne pas en avoir mis place Mozart
ou aux Blossières par exemple». Olivier Carré ne
ferme pas la porte à une extension future du
WiFi : «si ça mord vraiment, on pourra facilement
le développer !»
Qui récupère les données ? Y a-t-il un contrôle ?
«Les données, comme le numéro de téléphone
portable, seront conservées pendant un an sur
le contrôleur d’accès, c’est la loi. Mais nous nous
devons de protéger les données personnelles»,
indique le responsable technique de la société
SRTC. Toutefois, étant donné qu’il s’agit de WiFi
en libre accès et que le risque zéro n’existe
pas, Damien Gelvé, technicien au sein de la
Division des systèmes d’informations de la Ville
d’Orléans, déconseille d’utiliser le service «pour
saisir sa déclaration d’impôts». Concernant la
santé publique et la nocivité des ondes WiFi, pas
de quoi s’affoler selon SRTC : «une borne émet
une énergie d’un watt quand un téléphone émet
2 watts. Des études sur le niveau des ondes seront
mises régulièrement sur le portail Web.» Olivier
Carré se veut aussi rassurant : le matériel est «le
même que celui utilisé dans les hôpitaux» et la Ville
a essayé d’éviter au maximum «d’arroser» les
riverains, sachant que la portée (réglable) d’une
borne se situe aux alentours de 250 mètres. Ce
qui n’exclut par que certains riverains puissent
bénéficier d’Internet à l’oeil depuis chez eux…
à condition de supporter d’être déconnecté
toutes les 6 heures et de ne pas pouvoir surfer
la nuit. Batailles juridiques en vue ?
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